Voyages éducatifs : histoires de textes et de pratiques pédagogiques

Appel à contributions “Voyages éducatifs : histoires de textes et de pratiques pédagogiques”, no 19 de Source(s). Arts, civilisation et histoire de l’Europe.

À paraître en juin 2021, une des deux livraisons annuelles de Source(s), revue d’histoire culturelle, d’histoire des représentations et de cultural studies née à l’Université de Strasbourg en 2012, qui est diffusée en version papier et en version électronique, sera consacrée au voyage éducatif en tant que segment de la littérature viatique, et plus globalement aux représentations et usages du voyage comme outil pédagogique.
La sagesse populaire affirme que « les voyages forment la jeunesse » – ils forment les jeunes gens, et même, si l’on en croit Montaigne (« De l’institution des enfans »), ils donnent forme à leur esprit : l’auteur des Essais préconise en effet « la visite des pays étrangers » parce qu’elle permet de « frotter et limer notre cervelle contre celle d’autrui ». La Mothe Le Vayer ne dira pas autre chose dans De l’utilité des voyages (1648), et il mobilisera pour défendre cette thèse une métaphore botanique fort intéressante : s’il « n’y a point de meilleure ni de plus utile école pour la vie, que celle des voyages », c’est parce que les hommes sont pareils aux « plantes, qui deviennent plus fortes et plus considérables par la transplantation ». Toutefois, il y avait là et il y a toujours matière à controverse. Les voyages à l’étranger ouvraient-ils vraiment l’esprit ? Certains en doutaient, tel Jean-Bernard Le Blanc, qui, en 1765, dans ses Dialogues sur les mœurs des Anglois, faisait dialoguer Locke et Lord Shaftesbury à propos de l’opportunité des voyages pédagogiques, et les historiens en doutent encore aujourd’hui lorsqu’ils se penchent sur l’expérience du Grand Tour faite par les jeunes aristocrates du XVIIIe siècle. Beaucoup des contemporains des Lumières concluaient en faveur du voyage, comme le fait Rousseau dans l’Émile en 1762 (« Tant de livres nous font négliger le livre du monde ; ou, si nous y lisons encore, chacun s’en tient à son feuillet »), mais non sans y apporter des restrictions, par exemple pour les filles. La littérature viatique des Lumières estimait, dans l’ensemble, que c’était d’abord affaire de préparation et de méthode, d’où la multiplication des « arts de voyager ». Mais les voyages mis en récit et opportunément agencés ne fournissent-ils pas déjà un substrat susceptible d’aider à former la jeunesse et à lui donner des clés de l’expérience et de l’appréhension du monde ? Ce n’est pas par accident que Rousseau fait de Robinson Crusoé la grande lecture d’Émile : la robinsonnade était appelée à devenir un sous-genre clef de la littérature pédagogique, et elle prendrait même une inflexion féminine avec par exemple Emma ou le Robinson des demoiselles de Mme Woillez (1834). Imité dans tous les pays d’Europe au fil du XVIIIe siècle, Les Aventures de Télémaque de Fénelon resta jusque dans les années 1850 dans la liste des textes les plus vendus par les éditeurs scolaires. Et il en allait de même du Voyage du jeune Anacharsis en Grèce de l’abbé Barthélémy et d’autres récits viatiques destinés à faciliter l’initiation des jeunes lecteurs à l’histoire de l’Antiquité et à la mythologie. Dès la seconde moitié du XVIIIe siècle étaient aussi apparus des récits modernes, choisissant pour trame le voyage avec ses rites et ses pratiques et mettant en contexte les pays étrangers contemporains des jeunes lecteurs : l’un des premiers et des plus célèbres est le roman pédagogique de Mmede Genlis, Adèle et Théodore (1782), qui promène ses héros en Hollande et en Italie. Les premières décennies du XIXe siècle sont à nouveau une période prolixe en parutions, avec la série des Jeunes voyageurs en Europe de l’Anglaise Priscilla Wakefield, qui est traduite ou démarquée sur tout le continent.
Les voyages enfantins circonscrits à l’espace national devinrent une spécialité du second XIXe siècle et du premier XXe siècle, non seulement en Europe mais dans le reste du monde. Dans le cadre du marché de la lecture de masse et de la vulgarisation scientifique, ils tenaient une place particulière dans la consolidation du sentiment d’appartenance et de destinée collective que voulaient susciter les États-nations. C’est la perspective de Mme Fouillée – alias G. Bruno –, dans le Tour de la France par deux enfants : devoir et patrie (1877). Mais c’est aussi l’arrière-plan programmatique du Merveilleux Voyage de Nils Holgersson, qui fut commandé à Selma Lagerlöf par le ministère suédois de l’Instruction publique et publié en 1907.
Cela établi, plusieurs questions se posent, que nous aimerions regrouper en cinq grands axes :
Idéologie. Le récit de voyage pédagogique convient-il à toutes les idéologies éducatives ? Il y a loin de Rousseau à Marie-Françoise Loquet, et pourtant cette dernière elle aussi fait confiance au voyage mis en récit pour former ses lectrices, puisqu’elle publie en 1781 un Voyage de Sophie et d’Eulalie au Palais du vrai bonheur, ouvrage pour servir de guide dans les voies du salut, par une jeune demoiselle. Ce succès « trans-idéologique » du récit de voyage pédagogique mérite donc de retenir l’attention. Nationalismes. Les tours de la nation par des enfants pouvaient-ils se survivre, avec le XXe siècle, à l’heure des guerres mondiales et du choc des nationalismes ? On sait que les enfants n’étaient pas oubliés par la propagande visant à mobiliser les énergies des pays belligérants : ainsi MmeFouillée crut-elle opportun de publier un Tour de l’Europe pendant la guerre, où les protagonistes sont les descendants des héros de l’ouvrage de 1877. Le genre chercha tout de même à déborder les frontières nationales et à couvrir plus systématiquement d’autres territoires (ainsi le continent européen à l’usage des jeunes lecteurs américains). Souvent il évolua vers des serials et reprit des personnages récurrents. Dans les années 1960, on en vit même des versions cinématographiques ou télévisées avec la série des Gidget, une jeune Californienne débrouillarde qui trimballe sa planche de surf à Hawaï et qui visite l’Italie avec sa bande d’admirateurs – à ce stade on était toutefois plus près du teen movie que de l’initiation amusante à la géographie. Genre littéraire. On peut se demander si tous les sous-genres viatiques sont également propices au développement d’un discours pédagogique. Là aussi, il y a loin des Aventures de Télémaque de Fénelon aux Voyages extraordinaires de Jules Verne, aux Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul d’Albert Robida (1879), ou au Cuore d’Edmondo de Amicis (1886), journal enfantin où le thème du voyage occupe une place importante. Et cette efficacité « trans-générique » ne manque pas de soulever des questions. Faits, fable, fiction. Nombre de récits de voyage pédagogiques, on l’aura compris, sont des voyages non seulement fictifs, mais « fabuleux ». Mais les voyages réels, eux aussi, peuvent, surtout s’ils ont un but ouvertement éducatif, donner naissance à des récits de voyage eux-mêmes pédagogiques. On songera inévitablement ici aux voyages à la fois excentriques et éducatifs du graveur et pédagogue Rodolphe Töpffer, qui, dans son Voyage en zigzag ou excursion d’un pensionnat en vacances dans les cantons de Suisse et sur le revers italien des Alpes (1844) ou dans ses Nouveaux Voyages en zigzag à la Grande Chartreuse, autour du Mont-Blanc (publiés à titre posthume en 1854) ajoute à la tradition selon lui un peu trop sérieuse du voyage pédagogique une dimension humoristique. C’est d’ailleurs lui qui sera à l’origine des « caravanes scolaires » en Suisse – nouveau genre de voyage éducatif qui sera mis en récit en 1879 par Eugène Ebel et G. Muleur dans La Première Caravane d’Arcueil : récit du voyage de la caravane scolaire de l’école Albert-le-Grand pendant les vacances de l’année 1878Compagnonnage. Du point de vue de la question des relations entre faits, fable et fiction, un autre sous-genre encore mérite de retenir l’attention : celui du récit de compagnonnage. Ce genre est d’autant plus intéressant qu’il nous invite à repenser la dichotomie faits/fiction ou voyage « factuel »/voyage fictionnel. En effet, les récits de compagnonnage peuvent très bien être fictionnels (comme le Compagnon du Tour de France (1841) de George Sand, ou les chapitres que Jules Romains consacre, dans les trois derniers tomes des Hommes de bonne volonté (1946) aux voyages du jeune orphelin Charles Xavier en compagnie de son maître d’apprentissage, l’électricien ambulant Fernand Vidal) : mais, même fictionnels, ils se tiennent à l’écart du fabuleux pour privilégier un vraisemblable historiquement documenté.

Les propositions de contribution (une demi-page accompagnée d’une brève notice biobibliographique) sont à envoyer aux deux coordinateurs du numéro, Nicolas Bourguinat (Université de Strasbourg)  et Nikol Dziub (Université de Haute-Alsace)  avant le 20 mars 2020. 

Les contributeurs dont la proposition aura été acceptée devront envoyer leur article complet pour le 30 septembre 2020, en respectant la limite de 40 000 signes espaces comprises. Les textes feront ensuite l’objet d’une relecture en double-aveugle, conformément à la procédure en vigueur pour les revues publiées sur le portail openedition.

À côté du dossier composé de 5 à 7 articles, une contribution est aussi attendue pour figurer au centre du numéro, autour de l’édition présentée et annotée d’un texte original inédit relevant des voyages d’éducation (avec un maximum de 200 000 signes tout compris). 

Bibliographie sélective

ADELL-GOMBERT Nicolas, Des hommes de devoir. Les compagnons du Tour de France (XVIIIe-XXe siècles), Paris, Maison des Sciences de l’Homme, coll. « Ethnologie de la France », 2008.

CABANEL Patrick, Le Tour de la nation par des enfants. Romans scolaires et espaces nationaux (XIXe-XXe siècles), Paris, Belin, 2007.

Cahiers Robinson, n1 : « Voyages d’enfants : contre la ligne », 1997.

Cahiers Robinson, n3 : « Voyages d’enfants : “Tours” », 1998.

CZYBA Lucette, « Aventure, famille et école dans Sans famille d’Hector Malot », dans BELLET Roger (dir.), L’Aventure dans la littérature populaire au XIXe siècle, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1985, p. 139-147.

FOURNIER Laura, La fabbrica dell’identita nazionale. Studio comparativo di Cuore edel Tour de la France par deux enfants, mémoire de maîtrise, Paris, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, 1997.

GLENISSON Jean et LE MEN Ségolène (dirs.), Le Livre d’enfance et de jeunesse enFrance, Bordeaux, Société des Bibliophiles de Guyenne, 1994.

GRANDEROUTE Robert, Le Roman pédagogique de Fénelon à Rousseau, Genève, Slatkine, 1985, 2 vols.

HOIBIAN Olivier, « Les voyages en zigzag de Rodolphe Töpffer », Babel, no 8, 2003, p. 57-70.

HOIBIAN Olivier, « Les voyages pédestres de scolaires à la fin du XIXe siècle. Santé, éducation et littérature de de voyage », Babel, no 20, 2009, p. 180-193.

KOSCH Arlette, Le Voyage pédestre dans la littérature non fictionnelle de langueallemande : “Wanderung” et “Wanderschaft entre 1770 et 1850, Berlin, Peter Lang, 2019.

LALLEMAND Marcel, « Le roman comme manuel de lecture courante. Du Tour de la France par deux enfants de G. Bruno à Jacques Thibault de Roger Martin du Gard », dans MASSOL Jean-François (dir.), De l’institution scolaire de la littérature française(1870-1925), Grenoble, ELLUG, 2004, p. 255-300.

MARCOIN Francis, Librairie de jeunesse et littérature industrielle au XIXe siècle, Paris, Champion, 2006.

MOLLIER Jean-Yves, « Le manuel scolaire et la bibliothèque du peuple », Romantisme, n o 80, 1993, p. 79-93.

MORICE Juliette, « “Les voyages rendent-ils meilleur ?” Autour d’une controverse au XVIIIe siècle », Revue philosophique de Louvain, 3e série, tome 110, no 2, 2012, p. 231-260.

NIERES-CHEVREL Isabelle, « Avant-propos », Revue de littérature comparée, vol. 304, no 4 : « L’invention du roman pour la jeunesse au XIXe siècle », 2002, p. 413-420.

OTTEVAERE-VAN PRAAG Ganna, La Littérature pour la jeunesse en Europeoccidentale (1750-1925). Histoire sociale et courants d’idées, Bern, Peter Lang, 1987.

PALHETA Ugo, « L’apprentissage compagnonnique aujourd’hui entre résistance à la forme scolaire et transmission du “métier” », Sociétés contemporaines, vol. 77, no 1, 2010, p. 57-85.

RAJON Anne-Marie, « Accompagnement, compagnonnage : improbables voyages », Empan, vol. 74, no 2, 2009, p. 41-43.

SACHS Leon, « Chapter 3. Teaching Suspicion. Erik Orsenna’s La Grammaire est unechanson douce as a Modern Tour de la France par deux enfants », The PedagogicalImagination : The Republican Legacy in Twenty-First-Century French Literature andFilm, Lincoln and London, University of Nebraska Press, 2014.

WATRELOT Martine, « Aux sources du Tour de la France par deux enfants », Revued’Histoire moderne et contemporaine, no 46-2, avril-juin 1999, p. 311-324.

Construire la paix par l’éducation : réseaux et mouvements internationaux au XXe siècle

Rita Hofstetter, Joëlle Droux, Michel Christian (éds.), Construire la paix par l’éducation : réseaux et mouvements internationaux au XXe siècle. Genève au cœur d’une utopie. Neuchâtel : Editions Alphil.

Le 2 juin 1913 s’ouvre à Paris le xe Congrès international des femmes qui débouche sur un souhait : « Que les femmes s’initient au pacifisme, suprême affirmation
du droit humain, et qu’elles s’en inspirent dans l’éducation des enfants. » On ne saurait mieux dire le lien étroit qui unit déjà combat pacifiste et enjeux éducatifs à la veille de la Première Guerre mondiale.
Cet ouvrage met précisément en lumière la façon dont les terrains éducatifs ont été traversés au fil du XXe siècle par une diversité de causes transnationales portées par la conviction que la paix se construit par l’éducation. À l’épicentre de ces réseaux, un lieu qui est bien plus qu’une ville : Genève, modeste cité lémanique qui se transforme à partir de 1919 en une véritable ruche internationaliste avec l’arrivée des premières grandes organisations internationales chargées de bâtir un nouvel ordre mondial.
L’ouvrage montre le rôle conféré à l’éducation afin de favoriser cette solidarité universelle et de faire circuler en Europe et dans le monde ces valeurs pacifistes qui nourrissent l’« esprit de Genève ». Les contributions dévoilent la diversité des acteurs individuels (pédagogues, psychologues, médecins, politiciens) et collectifs (réseaux scientifiques, mouvements associatifs et militants) engagés dans cette dynamique réformiste, et cela bien au-delà de l’entre-deux-guerres. Elles donnent à voir la richesse des initiatives alimentant cet élan pacifiste auprès des jeunes, entre les mains desquels se jouerait le devenir de la démocratie et de l’humanité. Les auteurs examinent aussi les controverses, les tensions et les concurrences qui entourent ces élans internationalistes. En mettant au jour les tribulations et les transformations de ces projets réformistes dans le temps et l’espace, l’ouvrage propose de nouveaux éclairages sur la genèse transnationale des politiques éducatives contemporaines.

Table des matières

War and Education

Call for papers : War (Hi) Stories, Schöningh/Brill. War and Education, Eds.: Bernhard Hemetsberger (University of Vienna, Austria) Frank Jacob (Nord University, Norway) Sebastian Engelmann (University of Tübingen, Germany).

Wars are disruptions in social life and usually determine changes in many different ways. Education on the other hand, at least since the age of Enlightenment, has been in charge of addressing, even solving social problems for a better future. Both of these elements of human history are, however, closes interconnected. Education is here understood comprehensively as an intergenerational socially directed activity, found in different non-/institutionalized settings and periods, reflected upon in paradigmatic and ordinary categories. Bodies as well as minds are addressed in educative settings alike. The planned anthology to be published in 2021 by Schöningh/Brill as a contribution to the series War (Hi) Stories will highlight educational issues in their respective relation to war, not only from a historical, but especially from a cultural perspective.

Therefore, papers should address questions related to one of the following main categories of interest:

  1. education for war: The ‘production’ of able bodies and ‘ready’ minds to win a possible conflict is recurrently seen in pre-war periods. Public discourse and political propaganda that address education are of special interest for its materialization and sedimentation.
  2. wartime education: In order to compensate, maintain or (re)direct social order, as resembled by signs of deterioration and resistance, wars are evoked and still penetrate educative settings and demand a reconsideration of pedagogical aims and values.
  3. post-war periods: Chapters in this section could analyze the social handling of victory or defeat in educational settings, including inter alia reform programs, reeducation programs or pedagogical innovations

The volume will address these three main categories, although proposals can be sent for theoretical and methodical approaches alike, as well as for all possible historical periods and geographical contexts.

The deadline for submitting a proposal (short paper-abstract, max. 500 words with a reference to at least one of the three categories, and a short bio) is May 1, 2020. Proposals should be sent to Dr. Sebastian Engelmann (). A first response about acceptance will be sent by May 15, 2020. Final papers, ranging between 6,000 and 8,500 words should be submitted by August 31, 2020.

Il patrimonio storico-educativo come risorsa per il rinnovamento della didattica scolastica e universitaria: esperienze e prospettive

Call for papers – II Congresso Nazionale della Società italiana per lo studio del patrimonio storico-educativo, Padova 14-15 gennaio 2021.

Gli ultimi anni hanno visto la nascita, in ambito storico-educativo, di un nuovo filone di studi legato alla materialità scolastica, ossia alla componente materiale di quella cultura della scuola evocata a partire dalla metà degli anni Novanta del secolo scorso da parte di alcuni esponenti della storiografia francese, Dominique Julia in primis. Contestualmente al rinnovamento in ambito storiografico si è andato registrando un crescente interesse nei confronti della tutela, salvaguardia di questo ricco patrimonio storico-educativo, non solo da parte di istituzioni legate all’ambito accademico, ma anche da parte di privati, istituti scolastici e amministrazioni comunali. Sono in questo modo sorti musei, aule storiche, collezioni, raccolte di oggetti specifici, tutte strutture variamente volte alla raccolta, valorizzazione e allo studio del patrimonio storico-educativo. La forte attenzione registrata negli ultimi anni intorno a questo tema ha favorito la pubblicazione di studi, l’organizzazione di importanti occasioni di confronto tra gli studiosi a livello internazionale. A fronte di tale vivacità di iniziative, si lamenta uno stato ancora iniziale degli studi dedicati non tanto alle potenzialità euristiche offerte dal patrimonio storico-educativo per il mondo della ricerca, quanto volti a indagarne il ruolo svolto all’interno del rinnovamento della didattica, sia a livello universitario che scolastico in ogni suo grado.
Il presente convegno intende pertanto provare a colmare questa lacuna, avviando una prima discussione intorno a tali temi e coinvolgendo sia personale strutturato nel mondo dell’università, sia insegnanti che abbiano sperimentato specifici percorsi didattici a partire dall’utilizzo delle fonti materiali della scuola. L’obiettivo è quello di contribuire alla discussione intorno a un aspetto oggi strategico rappresentato dall’innovazione della didattica nel contesto universitario come in quello scolastico. In tal senso il simposio vuole essere un’occa-sione, in conformità ai principi ispiratori della SIPSE che hanno da subito incorag-giato il confronto con il mondo della scuola “militante”, per allacciare un dialogo più fitto con i docenti di scuola primaria e secondaria impegnati nel rinnovamento della didattica nelle varie discipline.

15 maggio 2020 : termine per l’invio delle proposte di comunicazione.

Call for papers

L’Europa delle Università: contesti comuni e peculiarità locali attraverso l’esame delle fonti (origini-XX secolo)

Call for papers “L’Europa delle Università: contesti comuni e peculiarità locali attraverso l’esame delle fonti (origini-XX secolo)“, X Atelier Héloïse – European Network on Digital Academic History, Bologna 3-5 settembre 2020.

All’interno del progetto Héloïse che, ormai da dieci anni, accoglie studiosi che affrontano temi di ricerca riconducibili alla Storia dell’Università utilizzando le tecnologie informatiche per la raccolta e l’analisi dei dati, il X Atelier si propone sia di compiere una ricognizione dello stato d’avanzamento delle ricerche già in atto, sia di proporre alla comunità scientifica come tema principale dell’incontro contributi che evidenzino la varietà delle fonti, istituzionali e non, ma anche la presentazione di nuovi progetti e la partecipazione ad eventuali future collaborazioni trasversali. Un viaggio comune all’interno del sistema università, affrontato con gli strumenti informatici tipici del gruppo Héloïse, non può prescindere dalla consapevolezza di cosa unisca o differenzi le diverse esperienze europee, affrontate sino ad ora singolarmente dai vari gruppi di ricerca: l’esame delle fontiutilizzate o utilizzabili costituisce un passaggio ineludibile. La strutturazione di un progetto comune richiede la preliminare individuazione di un oggetto di indagine chiaro e quanto più possibile definito. Il panorama universitario europeo, in un lasso di tempo assai esteso qual è quello affrontato dai diversi gruppi di ricerca del network Héloïse, comprende momenti di continuità e fratture, elementi comunie peculiarità locali. L’esperienza universitaria, che nasce in Europa e costituisce un tratto comune e distintivo di un organismo per altri versi assai frammentato quale fu l’Europa medievale e moderna, è nondimeno caratterizzata da peculiarità sul doppio piano del tempo e dello spazio, variazioni relative a flussi di scambio (di persone, idee, conoscenze), profili istituzionali, contenuti culturali e funzioni. Tenendo presenti queste considerazioni, in occasione del X Atelier Héloïse, si propone di dedicarel’incontro ai nuovi materiali e metodi per lo studio delle prosopografie accademiche dal medioevo fino ai nostri giorni. Allo scopo si richiamano alcuni suggerimenti su temi che riteniamo importanti alla luce delle considerazioni appena espresse:

• banche dati e storiografia:
– presentazione dei risultati dell’incontro di Leipzig dello scorso anno;
– prima dei database: il rapporto tra i diversi database e le tradizioni storiografiche di riferimento (continuità-discontinuità / analogie-differenze…);
– accanto ai database: il contesto storiografico in cui sono nate le esperienze di ricerca dei singoli gruppi di lavoro e descrizione dello stato d’avanzamento dei singoli progetti;

• banche dati e linguaggi:
– il linguaggio informatico di una comune banca dati (web semantico o altro?);
– una o più lingue per una comune banca dati: problemi di normalizzazione linguistica e semanticanell’ottica di un prodotto informatico comune (quale lingua utilizzare per un comune database? le diverse lingue nazionali? il latino fino all’età moderna? quali categorie? …);

• fonti per la Storia dell’Università:
– quali fonti per quale storia: fonti disponibili e fonti utilizzate per le specifiche ricerche storiografiche alla base delle diverse banche dati del gruppo Héloïse;
– fonti seriali e non, “istituzionali” e non: tradizione e nuove prospettive dell’uso delle fonti (inclusione di fonti legate alla memorialistica, epistolari, discorsi celebrativi, lapidi commemorative, iscrizioni funebri, ecc.); fonti giudiziarie, fonti ministeriali, letteratura odeporica, professioni di fede, iconografia accademica, libri amicorum, etc.;
– analisi delle fonti con riguardo a percorsi formativi alternativi, ad es. attività di insegnamento superiore esterna alle università praticata privatamente da professionisti in virtù della licentia ubique docendi; convitti riservati alla nobiltà e all’alta borghesia; lauree extra-accademiche (conti palatini, protonotari apostolici, collegi professionali con prerogativa di addottorare);
– il problema della critica delle fonti all’interno delle banche dati. Come rendere la complessità dell’approccio alla fonte, tipico degli studi storici, superando la rigidità degli strumenti informatici attualmente a disposizione? Come tenere adeguatamente conto della lacunosità e della frammentarietà delle fonti a disposizione quando si lavora su dati presentati in una modalità, comequella informatica, che (forse più che le modalità tradizionali) tende a evidenziare i “pieni” dellastoria e a occultare i “vuoti”?;
– eterogeneità e disponibilità delle fonti in relazione alla qualità dei dati informatici, alla loro analisi sul piano quantitativo e alla loro visualizzazione su quello grafico.

Gli studiosi che intendono partecipare al convegno devono presentare al Comitato scientifico un abstract del tema proposto (1.000-1.500 caratteri) entro il 31 marzo 2020 inviando una mail a (dott.ssa Ilaria Maggiulli).

Entro il 15 maggio 2020 sarà presentata la prima bozza del calendario del convegno e verrà inviato ai partecipanti il modulo relativo agli aspetti logistici (arrivi, partenze, pernottamenti, catering, cene).

Per informazioni sul network Héloïse si vedano: https://heloise.hypotheses.org/ e http://heloisenetwork.eu/.
Per le attività del Cisui si rinvia a: https://centri.unibo.it/cisui/it.

Apprentissages, stratégies et politiques éducatives. Quelles interdisciplinarités, méthodologies et perspectives internationales?

Appel à communications deuxième colloque SFERE-Provence “Apprentissages, stratégies et politiques éducatives. Quelles interdisciplinarités, méthodologies et perspectives internationales ?“, 24 et 25 septembre 2020, Inspé  – Campus Étoile –  52 Avenue Escadrille Normandie Niemen – 13013 Marseille.

Ce colloque est soutenu par le Pôle d’Innovation, de Recherche, d’Enseignement pour l’Éducation d’Aix-Marseille (AMPIRIC) financé dans le cadre du troisième Programme d’Investissements d’Avenir (P.I.A. 3). Ce projet émanant de la Structure Fédérative d’Études et de Recherches en Éducation de Provence (SFERE-Provence), vise à améliorer les performances des élèves, notamment ceux qui sont en difficulté, dans leur apprentissage en développant, expérimentant, diffusant des approches pédagogiques innovantes par une mise en réseau entre activités de recherche, formation et enseignement. Dans cette perspective, l’objectif de ce colloque biannuel, est le décloisonnement disciplinaire pour développer les connaissances dans les domaines des apprentissages, des organisations et des systèmes institutionnels de formation et d’éducation. Cette deuxième édition du colloque invite à analyser les conditions de la réussite éducative à travers les nouveaux défis posés aux recherches sur les apprentissages, et en particulier, aux recherches sur les politiques et stratégies éducatives. Les politiques éducatives font l’objet de nombreux débats en France, mais également à l’échelle européenne, compte tenu de la mise en place des benchmarks européens concernant l’Education et la Formation (sur lesquels sont évalués et comparés les différents pays). En la matière, les dernières données PISA questionnent une nouvelle fois la capacité du système éducatif français à prendre en compte la diversité des élèves et pointe l’immense importance de l’environnement dans l’apprentissage. Un nouveau débat aujourd’hui, au cœur duquel on trouve le concept de globalisation, est en train d’être engagé et n’est pas sans conséquences pour les questions éducatives (Delvaux et al., 2015). L’interrogation sous-jacente à cette réflexion concerne la pertinence de l’État-nation comme espace de décision en matière d’éducation, étant donnée la multiplication des niveaux de pouvoir entre le local et le global. Le processus de globalisation se double, dans l’espace européen, d’un projet d’intégration économique et politique tout à fait original. L’adoption de toute une série d’actes communautaires (décisions, recommandations, résolutions, etc.), bien que sans valeur juridique contraignante, ont une prise directe ou indirecte sur les affaires éducatives des états membres). Ceci n’est pas contradictoire avec le maintien, à l’intérieur des frontières de chaque État membre, de marges relativement importantes d’autonomie, beaucoup plus évidentes en ce qui concerne la production d’un discours de légitimation nationale que dans la formulation de politiques alternatives (Nóvoa, 1998).  Les politiques éducatives s’entendent dans ce colloque au sens large et renvoient autant aux stratégies supranationales, aux politiques nationales, régionales et locales ainsi qu’aux stratégies et aux choix des différents acteurs du système éducatif (acteurs académiques, établissements, équipes éducatives, familles ou encore des élèves). La question de la stratégie et du choix fait également référence à la construction des professionnalités enseignantes dans des contextes organisationnels spécifiques où se définie une appropriation localisée des politiques publiques. Parce que les politiques et les stratégies éducatives renvoient à des processus complexes et multidimensionnels, elles sont analysées dans ce colloque en portant une attention particulière à la question de l’interdisciplinarité des recherches. Le décloisonnement disciplinaire dans le champ de l’éducation est en lien étroit avec le décloisonnement méthodologique, voire épistémologique des travaux. En outre, la controverse mettant en discussion les différentes méthodes d’objectivation inscrites au cœur de paradigmes, peut donner lieu à un débat sur des stratégies d’intégration de données quantitatives et qualitatives, telles que la complémentarité, la combinaison et la triangulation (Anadón, 2019). Un tel débat implique une émergence paradigmatique (Bal et Trainor, 2016) où peuvent être discutés, aux frontières de différentes méthodologies et disciplines, des énoncés théoriques sur la question des apprentissages. Les politiques et les stratégies éducatives ainsi que les défis méthodologiques et interdisciplinaires relativement à ces questions sont analysées au travers des quatre axes suivants.

Appel à communications

University Alliance Ruhr (DE). 6 Postdoctoral Fellowships in the humanities

4 postdoc fellowships for the duration of 6 months from 1st of October 2020 until 31rd of March 2021. The application deadline is March 1st, 2020.
The Institute for Advanced Study in the Humanities (KWI) in Essen is an interdisciplinary research institute for the humanities and social sciences in the tradition of institutes for advanced study. Located in the Ruhr Area and closely linked to the three universities of the University Alliance Ruhr (Duisburg-Essen, Bochum, Dortmund), the KWI offers a space for independent and innovative research in the humanities and various opportunities to engage and include the public. Currently, research at the KWI focusses on the following areas: literary and cultural sociology, cultural science studies, science communication and public humanities, and a teaching laboratory. Further projects are concerned with cultures of communication and political participation. It is one of the main goals of the KWI to find new ways of linking research questions, concepts, methods and theories of philology, cultural studies and the social sciences. We are dedicated to pursuing our interdisciplinary agenda through international collaboration. An important contribution to our scholarly and political work comes from the Academy in Exile, offering research space to colleagues whose academic freedom is threatened.

Topics
The KWI fellowship program addresses excellent researchers from the humanities, cultural studies, and the social sciences. The institute provides fellows with modern infrastructure, office space, technical support and offers a library service, event and research management as well as support in all administrative and communicative regards.
We are inviting research fellows with a completed PhD plus one to six years of post-doctoral experience. Fellows will receive a fellowship contract (not a full-employment contract) and a monthly allowance of 4.000 € (pre-tax) meant to cover rent, insurances and living expenses.

Expectations:

  • The fellowship should be devoted to research linked to the programmatic agenda of the KWI. Various project formats are possible: You might devote your time in Essen to finishing a book or a special issue, to finalizing a research proposal or setting up a research group. We also welcome plans to establish or substantiate collaborations with the universities of the Ruhr Alliance.
  • We expect fellows to be present at least 4 days a week.
  • Fellows are requested to actively take part in lectures, conferences, reading groups and other academic events at the KWI.
  • Fellows are not expected to teach, but always welcome to inspire our teaching laboratory with new ideas or participate in lecture series and seminars at surrounding universities.
  • Publications deriving from the time of residence should mention the KWI.
  • German is not required.

Academic landscape:
Located at the KWI, fellows will have the opportunity to liaise with researchers in a rich and diversified academic landscape: The University Alliance Ruhr (UA Ruhr), the umbrella structure of the KWI, strategically links the universities of Duisburg-Essen, Bochum, and Dortmund. Nearby, the universities of Duesseldorf, Cologne, Muenster and Bielefeld as well as the renowned Folkwang University of the Arts in Essen offer further possibilities for collaboration and exchange. The close proximity of Belgium and the Netherlands to North Rhine-Westphalia has engendered cross-border programmes and initiatives from which fellows might profit. For details on 14 collaborative research centres and 13 graduate training groups within the UA Ruhr see here: http://www.uaruhr.de .

The Ruhr Area:          
The cities of Duisburg and Essen are situated right in the middle of the Ruhr Area. With more than five million inhabitants and an area of about 4,435 square kilometres, the Ruhr Area is one of the largest metropolitan areas in Germany and the fifth largest in Europe. The region’s cultural appeal and diverse urban landscape were recognised by the European Union in 2010 when Ruhr Metropolitan Area, spearheaded by Essen, was granted the honour of being the “European Capital of Culture”. After the transformation of traditional industries, it was an important concern to make the Ruhr Area greener again. By now, this characteristic region in the West of Germany has developed into a cultural hub with manifold outdoor possibilities. The cities of Cologne and Düsseldorf can be easily reached, and the Netherlands and Belgium offer day-trip destinations.

Application: 

Kulturwissenschaftliches Institut / Institute for Advanced Studies 
Universitätsallianz Ruhr (UAR)
Director: Prof. Dr. Julika Griem
Web (German version): https://kulturwissenschaften.de
Web (English version):  https://kulturwissenschaften.de/en/

Rôle des femmes en faveur de l’Éducation nouvelle en France et en Europe au XXè siècle

Appel à propositions d’articles pour le numéro 68 de la revue Spirale, (coord. : Laurent Gutierrez).
Dans le cadre de ce numéro thématique de la revue Spirale, nous chercherons à comprendre la place et le rôle des femmes dans les associations pédagogiques se réclamant du mouvement de l’éducation nouvelle au cours du XXe siècle. Nous accorderons une attention toute particulière aux initiatives de cette nature dans des espaces géographiques dépassant nos frontières hexagonales.

Argumentaire

L’Éducation « nouvelle » entretient, dans le champ lexical, l’idée selon laquelle la modernité en éducation s’érige, à un moment de son histoire, en opposition déclarée à ce qui apparaît, soudainement, comme dépasé (Hameline, 2000). Celui qui adhère à cette idée doit, par ailleurs, être en mesure de situer précisément l’avènement de cette modernité éducative au risque de compromettre la légitimité de son propos. Dans le cas de l’étude historique de l’« Éducation nouvelle », il est, ainsi, relativement aisé de constater les difficultés, pour ne pas dire les limites, d’une telle entreprise. Sur le plan philosophique, si la paternité de l’éducation nouvelle revient, à l’unanimité, à Jean-Jacques Rousseau, d’autres précurseurs sont évoqués, ici et là, dans l’ombre du citoyen de Genève (Gal, 1966 ; Foulquié, 1948 ; Faure, 1946 ; Louis Raillon, 2004). Auteur controversé malgré l’indéniable portée de ses idées sur l’éducation des enfants (Compayré, 1885), Rousseau devient, dès la fin du XIXe siècle, une référence dont il convient de préciser les aspirations sur le plan scientifique. Edouard Claparède, qui perçoit les limites sémantiques de l’expression « éducation nouvelle », propose le paradigme d’« Éducation fonctionnelle », enrichissant ainsi un arsenal conceptuel en faveur d’une révolution copernicienne en pédagogie (Ottavi, 2005) qu’il appelle de ses vœux.

À certains égards, la fin du XIXe siècle prépare ce qui sera le « siècle de l’enfant » (Key, 1900). L’effer-vescence repérée autour des syntagmes « Éducation nouvelle » et « école nouvelle » s’inscrit dans un ensemble d’initiatives dont l’institution scolaire n’est pas hermétique (Pécaut, 1882). Bien au contraire, la question péda-gogique est l’une des principales préoccupations du législateur au moment où il s’agit de former les hussards noirs de la République (Kahn, 2004). C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’est lancée la Revue Pédagogique dès 1878, avant même le vote des lois scolaires au Parlement. Les principaux ténors de la pensée pédagogique de l’école publique française (Ferdinand Buisson, Gabriel Compayré, Henri Marion, Charles Chabot, etc.) publient à cette même époque des ouvrages qui frappent encore les esprits par l’actualité de leurs propos. Leur engagement à la cause éducative se prolonge par leur action au sein d’associations pédagogiques voire à des sociétés savantes qui tentent de renouveler l’enseignement officiel.

À l’image de la plupart des organisations sociales nées au début du XXe siècle en France, la présidence de ces associations pédagogiques furent confiées à des hommes. En réaction, les femmes fondèrent leur propre organisation au sein desquelles elles occupèrent les mêmes fonctions. Si cette répartition permit aux deux sexes d’obtenir des titres équivalents, elle entérina de fait une dichotomie entre deux mondes : celui d’une pédagogie pensée par des hommes et celui d’une pédagogie conçue par des femmes. Certes, les frontières entre ces deux territoires ne furent pas toujours hermétiques. L’un et l’autre accueillait, à l’occasion de certains événements, des interventions de l’autre sexe dans le cadre de ses activités comme le laisse apparaître l’étude de leurs périodiques respectifs. Force est toutefois d’admettre que le champ de la réflexion pédagogique fut l’objet d’une certaine répartition sexuée en fonction des lieux, des thèmes, des disciplines et des niveaux d’enseignement où elle pouvait constituer un enjeu.

Les organisations pédagogiques se réclamant du mouvement de l’éducation nouvelle semblent avoir dé-rogé à cette règle. Cette singularité permit aux femmes d’occuper des fonctions d’administratrices au sein de ces structures. Nous pourrions en déduire, a contrario, que ces espaces n’attirent pas ou peu les hommes. Or, il n’en est rien. Les questions d’éducation et de pédagogie ont mobilisé bon nombre d’intellectuels et d’hommes politiques qui y voyaient le moyen d’indiquer le chemin vers une réforme globale de leur pays. Certaines personnali-tés de notoriété publique comme Paul Langevin ou Jean Zay, convaincus que les évolutions sociétales passaient par la révision des méthodes d’enseignement, se sont mobilisés en faveur de ces mouvements.

Dès lors, plusieurs questions se posent : comment se sont répartis ces postes à responsabilités ? Au sein de quelles associations ? Quelles fonctions ont occupé ces militantes de l’éducation nouvelle ? Quels étaient leur statut lors de leur accession à ces postes ? Quels furent leurs soutiens ? Quelle conséquence cela a-t-il eu sur leur carrière administrative ? Dans quels réseaux évoluaient-elles ? Quel rôle jouèrent-elles une fois élue ? etc. Dans le cadre de ce numéro thématique de la revue Spirale, nous chercherons à comprendre la place et le rôle des femmes dans les associations pédagogiques se réclamant du mouvement de l’éducation nouvelle au cours du XXe siècle. Nous accorderons une attention toute particulière aux initiatives de cette nature dans des espaces géographiques dépassant nos frontières hexagonales.

Quatre axes sont proposés à la réflexion :

1. Rôles et fonctions au sein des associations La place et le rôle des femmes au sein des associations d’éducation nouvelle en France et ailleurs en Eu-rope n’a pas fait l’objet d’études qui permettent d’en circonscrire avec précision les contours. Or, à bien des égards, leur action semble avoir été décisive. Que l’on songe à l’organisation de grands événements ou à la préparation des diverses rencontres qui jalonnent l’existence de ces organisations au sein desquelles elles prirent une part active, force est de constater que le nom de ces femmes est souvent relégué au second plan. Cantonnées, à quelques exceptions près, aux fonctions de secrétariat et/ou de trésorière, nous souhaitons questionner le parcours de ces femmes qui devinrent les véritables chevilles ouvrières des associations représentatives de ce mou-vement en faveur de l’éducation nouvelle.

2. Diffusion et militantisme pédagogique Il s’agit, là encore, d’un aspect laissé de côté par la majorité des historiens de l’éducation. Nous souhaiterions profiter de cet appel à contributions pour accueillir des travaux sur l’identité de ces militantes de l’éducation nouvelle qui ont œuvré à la diffusion de ces idées et de ces pratiques à travers leurs ouvrages et/ou leurs articles dans la presse pédagogique. Exerçant en dehors de l’institution scolaire, le plus souvent dans des écoles privées, ces éducatrices ont joué un rôle non négligeable aussi bien dans la création de filiales locales (forme de relai/prolongement des initiatives nationales) que dans la mise en pratique des idées pédagogiques dans leur classe. Les comptes rendus d’expériences constituent, ici, des éléments importants susceptibles d’alimenter cette entrée.

3. Initiatives au sein de l’institution scolaire De statut différent (directrice d’école, institutrice, inspectrice, directrice d’école normale, professeur dans l’enseignement secondaire), ces femmes, fonctionnaires de l’Éducation nationale pour ce qui est de la France, ont participé à la diffusion des idées et des pratiques pédagogiques de l’éducation nouvelle. Nous nous inté-resserons, en plus des actions menées, à la manière dont elles s’y sont employées au sein de l’institution scolaire d’État. Nous analyserons également les éventuels effets de leur engagement en faveur d’une éducation nouvelle confrontée aux tenants de l’enseignement traditionnel. Nous chercherons ainsi à comprendre leur motivation et la portée de leurs actes dans des contextes qui ne leur fut pas toujours favorable.

4. Relais et promotion dans les organisations d’éducation populaire Nombreuses sont les associations d’éducation populaire où l’action des femmes en faveur de la promo-tion des idées et des pratiques pédagogiques issues de l’éducation nouvelle a été importante. Après la Seconde Guerre mondiale, ces éducatrices se sont souvent spécialisées dans certains secteurs des loisirs où elles ont eu à cœur d’élaborer/d’adapter puis de transmettre des techniques inspirées de l’éducation nouvelle. Ce projet éditorial est l’occasion de repérer ces instructrices/formatrices en charge de la formation des animateurs/trices qui ont, ensuite, fait vivre ces procédés avec les enfants et des adolescents. Cette entrée sera, enfin, l’occasion d’interro-ger la permanence de ces essais dans un contexte et un environnement singuliers où l’on retrouve bon nombre d’enseignants.

Délai de soumission des propositions : 15 mars 2020.

Nous attendons pour le 15 mars 2020 un résumé d’une page présentant le projet d’article envisagé, où les auteurs indiqueront une problématique générale et le questionnement qui en découle sans omettre de préciser le numéro de l’axe dans lequel ils s’inscrivent. Enfin, une liste des références bibliographiques accompagnées des sources archivistiques mobilisées dans le cadre de l’étude entreprise seront jointes au résumé.
Vous veillerez à y indiquer également :  vos noms, prénoms  votre institution  votre adresse postale professionnelle et une adresse électronique  un titre d’article

Les propositions sont à envoyer en fichier attaché (en format. doc ou. docx) à Laurent Gutierrez par courriel à l’adresse lgutierrez76[at]aol[dot]com

Si vous souhaitez envoyer un article développé dès cette première échéance, nous le lirons avec la même attention. L’intitulé du fichier sera nommé comme suit : Spirale68 votre nom.doc (ou. docx). Les propositions retenues donneront lieu à une proposition d’article qui n’excèdera pas 30 000 signes (espaces compris), attendue pour le 1er septembre 2020. Elle sera rédigée en utilisant la feuille de style et en suivant strictement les options rédactionnelles spécifiques à la revue Spirale, notamment en ce qui concerne la bibliographie : http://spirale-edu-revue.fr/spip.php?article635 Elle sera soumise à un logiciel anti-plagiat avant le processus d’expertise. Si des révisions devaient être nécessaires, la version définitive des articles et de la présentation devra être remise au plus tard début mai 2021.

Bibliographie

Compayré G. (1885) Histoire critique des doctrines de l’éducation en France depuis le XVIe siècle. Tome II. Paris : Hachette.

Foulquié P. (1948) Les écoles nouvelles. Paris : PUF. Gal R. (1966) « Signification historique de l’Éducation nouvelle » – in : G. Mialaret (éd.) Éducation nouvelle et monde moderne (28-54). Paris : PU de Grenoble.

Hameline D. (2000) Courants et contre-courants dans la pédagogie contemporaine. Paris : ESF.

Hofstetter R., Go H.-L. & Riondet X. (dir.) (2018) Les acteurs de l’Éducation nouvelle au XXe siècle. Grenoble : PU de Grenoble.

Kahn P. (2004) L’instituteur et le philosophe. Essai sur la construction et le sens du discours pédagogique de l’école républicaine, 1878-1914. Habilitation à diriger des recherches, Université Paris 5 Descartes. Key H. (1910) Le siècle de l’enfant. Paris : Flammarion.

Ottavi D. (2004) « La « révolution copernicienne » de la pédagogie » – Le Télémaque II, 28 (19-24).

Pécaut F. (1882) « De l’usage et de l’abus de la pédagogie » – Revue Pédagogique 2 (97-110).

Raillon L. (2004) « L’Éducation nouvelle a-t-elle existé ? » – in : A. Ohayon, D. Ottavi et A. Savoye (éds.) L’Éducation nouvelle, histoire, présence et devenir (317-326). Berne : Peter Lang.

Appel à communication – Se soustraire à l’empire des grands. Enfance, jeunesse et agentivité (1500-1830).

“Se soustraire à l’empire des grands. Enfance, jeunesse et agentivité (1500-1830).” 
Appel à communication dans le cadre du colloque international organisé par la section d’Histoire de l’Université de Lausanne, 5 et 6 novembre 2020.
Deadline : 30.04.2020 
Plus d’informations sur   https://news.unil.ch/display/1579511664804

Bildung erneuern

Podium Pestalozzianum 2020

Am 19. März 2020 findet das Podium Pestalozzianum zum Thema “Bildung erneuern” im Kosmos in Zürich statt. Auf dem Podium diskutieren Dieter Rüttimann, Prof. Dr. Lucien Criblez, Dr. Viviane Hoyer und Andrea Ming gemeinsam die Frage, wie öffentliche Schule innovative Wege in die Zukunft gehen kann.

Diskutieren Sie mit!

Internationalism(s) and Education during the Cold War. Actors, Rivalries and Circulations. International Conference

Call for papers Internationalism(s) and Education during the Cold War. Actors, Rivalries and Circulations. International Conference, University of Lausanne, 24-25 June 2021.

In the wake of the recent transnational and global turn in historical research, several studies have focused on the history of internationalisms in the 19th and 20th centuries. One of the pioneers of reflection in this field, Akira Iriye, provides a very broad definition of this concept, including any activity aimed at promoting international cooperation (Cultural Internationalism, 1997). Accordingly, “internationalism” can refer both to the expression of an ideal and to a practice rooted in a multitude of fields, thus responding to a wide variety of motivations. Education is certainly a fertile ground that can help us come to grips with the actors, scope, and occasional contrasting logics of this phenomenon. Several researchers have traced its history from its emergence in the 19th century to its institutionalization in the first half of the 20th century. However, not much research has been focused on educational internationalism, as it developed during the Cold War. Yet, this period provides an exceptional framework for understanding the evolution and metamorphosis of the processes of internationalization of knowledge and educational practices, whether in the school sphere or in the extra-curricular environment. Driven by a multitude of national, international, and imperial actors, these are articulated through the ideological confrontation between the blocs of the East and the West, but also through the challenges posed by European integration, decolonization, the emergence of “third worldism” and the attempts to regulate international relations (maintenance of peace and security, etc.). Therefore, the aim of this conference is to lay the foundations for a global history of educational internationalism, tracing its forms, its trajectories (North-South, East-West, South-South), as well as its impact on the political framework and the balance of power determined by the “global Cold War”. On the one hand, our ambition is to deepen and to extend recent historiographical reflections which highlighted the porosity of the “Iron Curtain”, the ambiguities of the processes of “Americanization” and “Sovietization” of Western societies as well as the interactions between the two blocs and the countries of Africa, Asia and Latin America. On the other hand, this meeting also aims at (re)introducing the European paradigm as a key issue in the history of the second half of the 20th century. We want to bring together contributions from junior or confirmed researchers around three main lines of research:

1. “Cold War warriors”? The actors of internationalisms in education

Be they state or non-state actors, international governmental or non-governmental organizations, faith-based, professional, political or activist groups, or youth organizations, philanthropic organizations, missionaries or networks of experts, it is first of all necessary to investigate the role of these actors as transmission belts of practices, values and internationalist standards. This will involve examining their ambitions, revealing their operation, their networking and their occasional surprising links and connections. This first line of research therefore aims to better understand the different manifestations of internationalism, to bring out the various nerve centers where it unfolds and to emphasize the variety of impulses that underlie it (communism, anti-communism, europeanism, pacifism/humanism, liberalism, post-imperialism, etc.).

2. Internationalist educational models and paradigms

What are the educational models and paradigms that are at the heart of internationalist campaigns? To what extent are the different internationalist educational conceptions promoted defined in terms of and in response to other models? How can they coexist, compete or contradict national standards, for example? This second line of research aims to explore differences, but also intersections, entanglements and ideological compromises between different forms of internationalism. It will also examine how the phenomena of transfer, circulation and hybridization have shaped the various school policies put in place from an internationalist perspective (education for peace, human rights, international understanding, Europe, etc.).

3. The instruments, practices, and outcomes of educational internationalisms

What are the instruments and educational materials that can promote circulations and thus make internationalist ambitions a reality? The revision of textbooks, the establishment of international meetings, school and student exchanges; the organization of twinnings, study trips, and school exhibitions; as well as the implementation of development aid policies in countries of the “Global South”, are all strategies developed by the actors invested in promoting educational internationalism and/or internationalist principles. The objective of this third line of research is therefore to confront ourselves with the reality of internationalist initiatives in order to assess not only the outcomes, but also the resistance they encounter.

The working languages of the conference will be French and English. Communications expressed in one language will have to be supported and augmented by a simultaneous digital presentation in the other language. The papers of the communications (approximately 6,000 words) will be submitted a few weeks before the start of the event.
A collective publication (in English and/or French) is planned.

Keynote lectures will be provided by Rita Hofstetter and Joëlle Droux (University of Geneva), as well as by Giles Scott-Smith (Leiden University).

The transport and accommodation of participants will be taken care of, fully or partially, depending on the results of the grant applications. Priority will be given to young researchers.

Submission terms and schedule

September 15, 2020: Please send proposals to the following addresses: ,
Abstracts (300 words max. in word or pdf files) will include a title, a specific issue, a bibliography (5 references max.) and a short bio-bibliographic notice (15 lines max.).

December 2020: Acceptance notifications after a selection process conducted with the help of members of the Scientific Committee.

June 11, 2021: Papers (6,000 words) will be shared amongst colleagues attending the conference.

June 24-25, 2021: International conference on the campus of the University of Lausanne.

September 15, 2021: Final version of the papers for publication.

CfP: 13. Forum junger Bildungshistoriker*innen

Call for Papers
13. Forum junger Bildungshistoriker*innen

Emerging Researchers’ Conference for the History of Education

24./25. September 2020, Universität Münster

Im Zuge der verstärkten Förderung des wissenschaftlichen Nachwuchses bietet die Sektion Historische Bildungsforschung der Deutschen Gesellschaft für Erziehungswissenschaft (DGfE) seit 1997 alle zwei Jahre eine »Nachwuchstagung« an. Damit soll Nachwuchsforscher*innen die Möglichkeit gegeben wer- den, Strategien oder Ergebnisse ihrer Forschungen vorzustellen und zu diskutieren. Dieses Forum richtet sich an Promovierende ungeachtet des jeweiligen Arbeitsstandes, d. h. sowohl an »Beginnende« als auch an »Fortgeschrittene«. Grundsätzlich sind jegliche Forschungsarbeiten willkommen, die einen Be- zug zu Themen und Fragen der Historischen Bildungsforschung aufweisen, einschließlich kultur- bzw. systemübergreifende oder -vergleichende Ansätze.

Nachdem das Forum über 20 Jahre in der Bibliothek für Bildungsgeschichtliche Forschung (BBF) in Berlin mit großem Erfolg stattgefunden hat, bestand der Wunsch, dieses Veranstaltungsformat zukünftig an wechselnden Standorten zu veranstalten. 2018 gastierte das Forum erstmals an der Universität Wien. Mit der Wahl der neuen Vertretung des wissenschaftlichen Nachwuchses bei der vergangenen Sektionsta- gung übernahmen Agneta Floth (Bielefeld) und Andreas Oberdorf (Münster) die Organisation des nächs- ten Forums junger Bildungshistoriker*innen, das am 24./25. September 2020 in Münster stattfinden wird. Als Diskutant*innen konnten für das Forum gewonnen werden: Michèle Hofmann (Universität Zü- rich), Rebekka Horlacher (PH Zürich), Pieter Verstraete (KU Leuven) und Tim Zumhof (WWU Münster).

Um dem Werkstattcharakter des Forums zu entsprechen, werden die angenommenen Beiträge anhand ihrer eingereichten Projektskizze dem jeweiligen Arbeitsstand nach gruppiert:

Gruppe »Beginnende«: Dieses Format richtet sich an Nachwuchswissenschaftler*innen im Umfeld der Historischen Bildungsforschung, die noch an den Anfängen ihrer Qualifikationsarbeit stehen. Es bie- tet die Möglichkeit, erste Ideen, Quellen, Methoden und/oder Thesen zu präsentieren und konstrukti- ves Feedback zu erhalten.

Gruppe »Fortgeschrittene«: Dieses Format bietet vorrangig in ihren Arbeiten fortgeschrittenen Nach- wuchswissenschaftler*innen die Möglichkeit, ihre Qualifikationsarbeiten im Gesamten oder Teilas- pekte daraus zur Diskussion zu stellen. Nach Annahme der Projektskizze ist zusätzlich eine ca. zwei- seitige Argumentationsskizze bis Ende August zu senden, die an die eingeladenen Diskutant*innen weitergeleitet wird.

Projektskizzen für einen Beitrag sind auf Deutsch oder Englisch mit einem Umfang von ca. einer Seite und dem Verweis auf das Wunschformat (Beginnende/Fortgeschrittene) sowie mit einer kurzen biografi- schen Notiz bis zum 1. Mai 2020 an zu senden. Eine Teil- nahme ohne Beitrag ist unter formloser Anmeldung bis zum 31. Juli 2020 ebenfalls willkommen. Nähere Informationen (Anreise, Unterkünfte) werden rechtzeitig über unsere Homepage mitgeteilt. Reisestipen- dien können über die Sektion Historische Bildungsforschung der DGfE beantragt werden.

Kontakt: Andreas Oberdorf (Münster), Agneta Floth (Bielefeld) E-Mail:

Eine Eintragung in die Mailingliste der »Emerging Researchers« ist jederzeit möglich und erfolgt formlos durch eine E-Mail an die o.g. Adresse.

XIV. Arbeitstagung Gender-Studies in der Historischen Bildungsforschung

XIV. Arbeitstagung Gender-Studies in der Historischen Bildungsforschung am 10./11. Juli 2020, Universität zu Köln

Mit der Einladung zu der oben genannten Arbeitstagung setzen wir eine von Prof. Dr. Pia Schmid an der Martin-Luther-Universität Halle-Wittenberg begründete Tradition fort, wenn auch an einem anderen Ort. Wiederum möchten wir Wissenschaftler*innen, vor allem auch Promovierende einladen, geplante, laufende oder kürzlich abgeschlossene Forschungsprojekte vorzustellen. Über die Diskussion einzelner Beiträge hinaus wird ausreichend Zeit für grundsätzliche Diskussionen über methodische bzw. metho- dologische und theoretische Fragen sowie für eine Bestandsaufnahme von Desidera- ten eingeräumt werden.

Herzlich eingeladen sind auch all diejenigen, die als Zuhörer*innen und Mitdiskutant*innen mitwirken wollen. Für die einzelnen Beiträge sind jeweils 30 Minuten Vor- tragszeit und 20 Minuten Diskussion geplant.

Bitte schicken Sie Ihre abstracts bis zum 30.4.2020 an . Das vorläufige Programm werden wir voraussichtlich Ende Mai 2020 verschicken. Anmeldungen zur Tagungen nimmt ebenfalls Herr Gippert entgegen. Mit der Anmeldebestätigung werden wir Ihnen dann eine Anfahrtsskizze zur Humanwissenschaftlichen Fakultät der Universität zu Köln sowie eine Hotelliste zusenden.

Un importante fondo per la ricerca storico-educativa è arrivato a Locarno

Il laboratorio Ricerca storico-educativa, documentazione, conservazione e digitalizzazione (RDCD) della SUPSI ha appena ricevuto un’importante donazione. Norberto Bottani, dal 1977 al 1997 Amministratore generale del Centre for Educational Research dell’OCSE, poi dal fino al 2005 direttore del Service Service de la recherche en éducation (SRED) del Cantone di Ginevra, ci ha affidato il suo archivio professionale e personale. Di circa 10.000 documenti, il fondo offre numerose informazioni per lo studio delle politiche educative internazionali nell’ultimo quarto del Novecento, in particolare per quanto concerne il ruolo dell’OCSE e le politiche di monitoraggio dei sistemi educativi. Contiene inoltre documentazioni minori ma non prive di interesse, come ad esempio sugli eventi accaduti nella scuola magistrale ticinese negli anni 1968-1969.Attualmente è in corso il processo di condizionamento e catalogazione del fondo. Il patrimonio librario del fondo è già catalogato nel catalogo NEBIS, i restanti materiali saranno da qui a qualche mese completamente disponibili e consultabili su richiesta presso la Biblioteca del Dipartimento Formazione e apprendimento. Per richiedere informazioni su questo importante fondo, ci si può rivolgere a 

Following in the footsteps of education. Voices, writings and images in the modernization of education

Call for proposal to participate to the Conference “Following in the footsteps of education. Voices, writings and images in the modernization of education”, which will take place on 9-11 September 2020, in Málaga.
More specifically, it will look to the objects generated inside the schools (notebooks, exams, biographies, diaries, drawings, pictures, photos and videos, and oral testimonies, among others) during the processes of democratization and extension of education. These processes, with little difference, have occurred intensely in the so-called second democratic wave, after the end of World War II, although in some countries we had to wait for the end of dictatorships.

Deadline for submissions : 23.03.2020.

More informations

Elèves et étudiants en révolte : contestations et régulations au sein de l’ordre scolaire et universitaire.

Élèves et étudiants en révolte : contestations et régulations au sein de l’ordre scolaire et universitaire.
Les Cahiers de Framespa. Nouveaux champs de l’histoire sociale, n° 32, 2019.
Ce numéro interroge les notions de contestation et de régulation dans le domaine de l’histoire de l’éducation. Ouvert aux spécialistes de toutes les périodes historiques, du Moyen- Âge jusqu’à l’époque contemporaine, il inscrit sa réflexion dans le temps long afin de rendre compte des continuités et des ruptures, des héritages et des renouvellements de la dialectique «régulation/contestation » dans le cadre d’une histoire sociale et culturelle du fait éducatif.

Lien

Tintenfass – Schweizerischer Preis für Bildungsgeschichte

Das Schulmuseum Bern verleiht jährlich einen Preis für einen hervorragenden schulgeschichtlichen, bildungsgeschichtlichen, erziehungsgeschichtlichen  Beitrag.


Tintenfass, der schweizerische Preis für Bildungsgeschichte, wird jeweils im Herbst im Schulmuseum Bern an einem öffentlichen Anlass verliehen.

Teilnehmen können Autorinnen und Autoren von Beiträgen mit einem historischen Blick auf Unterricht, Schule, Bildung oder Erziehung – als

-eingereichten wissenschaftlichen Text  (Seminar-, Bachelor-, Masterarbeit, Dissertation)
publizierten populären Text     (Broschüre, Buch, Artikelserie, Presseartikel).

Die Preissumme beträgt 500.- sFr.

Die Jury besteht aus
-Prof. em. Dr. phil. I habil Hans-Ulrich Grunder, Stiftungsrat Schulmuseum Bern
-Pia Lädrach, Geschäftsführerin Schulmuseum Bern
-Dr. Katharina Kellerhals, Bildungshistorikerin
-Prof. Dr. Andrea Schweizer, Stiftungsrätin Schulmuseum Bern, Leiterin Institut Sekundarstufe I, Pädagogische Hochschule Bern
Die Jury bearbeitet die Einsendungen in einem anonymisierten Verfahren. Sie trifft ihren Entscheid in nicht-öffentlichen Sitzungen und führt keine Korrespondenz darüber.

Der Einsendeschluss für Tintenfass 2020 ist der 31.8.2020.

Senden Sie Ihren Text als pdf-Dokument (per mail) und als Printversion (per Post) an

Pia Lädrach
Geschäftsführerin Schulmuseum Bern
Muhlernstrasse 9, CH-3098 Köniz
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L’expérience Vrocho à Nice.

Parution de la nouvelle publication de Xavier Riondet, “L’expérience Vrocho à Nice. Controverses et résistances du quotidien au coeur de l’évolution des normes”, Rouen : PUR, 2019.

 Cette étude porte sur la réception d’une expérience corporelle que le thérapeute naturiste grec Vrocho initia en France dans les milieux naturistes et pédagogiques des années 1930. Cet ouvrage revient sur les répercussions philosophiques, pédagogiques et politiques de l’aventure collective qui prit forme autour de ce personnage à proximité des célèbres pédagogues Élise Freinet, Célestin Freinet et Adolphe Ferrière. Cette promenade permettra aux lecteurs de se confronter à la profondeur et à la complexité de la question des pratiques tout en observant la longue et incertaine lutte à l’oeuvre dans les champs scientifiques et à l’extérieur pour faire évoluer les normes, qu’elles soient sociales, pédagogiques ou médicales.