Appel à articles : « Les modes d’engagement des jeunes, dans et hors l’école, en contexte de crise. »

Argumentaire

La polysémie de la notion d’engagement telle qu’elle est mobilisée autour de la question scolaire et dans le contexte de l’école oscille entre inculcation et ouverture de possibles, ce qui en fait une question discutée. L’engagement des jeunes relève parfois d’une adhésion à des valeurs prônées par l’école. Il peut également s’exprimer en dehors de l’école et s’orienter vers une critique de l’idéologie dominante qui prévaut dans la société. Il est dès lors nécessaire d’articuler les visions normatives et émancipatrices de l’engagement pour comprendre comment ces conceptions antinomiques s’articulent dans et hors l’école, en tenant compte aussi de ce qui distingue la fin de la scolarité obligatoire de l’enseignement secondaire ultérieur.

La pluralité des acceptions de la notion d’engagement (éthique, sociologique, psychologique, etc.) témoigne des multiples références mobilisées par l’éducation à la citoyenneté (histoire, sociologie, philosophie, science politique, droit, géographie, etc.). L’analyse des engagements devient alors un angle d’attaque pertinent pour étudier les contenus et modalités didactiques développés dans le domaine de l’éducation à la citoyenneté, une « discipline » hybride qui demeure constamment en construction. Bien que datant de 2015, l’Enseignement moral et civique en France a ainsi fait l’objet d’analyses qui montrent son caractère pluriel et controversé (Kahn, 2015 ; Desmery, 2020). Cette notion peut concerner les élèves, mais aussi les enseignant-es (sur le plan professionnel, syndical, politique, etc.), et surtout rassembler sous le même terme des engagements multiples (civique, social, politique, scolaire, etc.). 

Le lien entre engagements et école recèle nombre d’ambiguïtés, notamment celle de l’injonction prescriptive, c’est-à-dire la distinction de bons et de mauvais engagements, et des acteurs et actrices qui la déterminent. En témoigne par exemple la virulence des réactions actuelles face à l’engagement d’une lycéenne dans un combat contre le réchauffement climatique, faisant face à des critiques genrées, mais aussi quant à sa jeunesse et son statut d’« écolière ». Dans la même veine, les interrogations que soulève le statut de la grève dans un contexte scolaire sont une preuve de la dimension sensible de ces questions. Les engagements de la jeunesse dans des contextes nationaux variés sont un sujet de premier plan à l’heure des grèves pour le climat ou des luttes féministes, même si ces mouvements d’ampleur planétaire ont subi une réorganisation du fait du contexte pandémique actuel. Cette crise sanitaire interroge d’ailleurs les relations entre les générations ainsi que les engagements subis ou choisis de la jeunesse.

L’enjeu central de cet appel à articles est ainsi de questionner la pluralité des engagements provoqués ou attendus à l’école et hors de l’école et de comprendre la relation entre injonction normative et promotion de l’émancipation. 

Diverses catégories de références sont mobilisables pour penser l’engagement à l’école :

– Dans la perspective de la mise en œuvre d’une école émancipatrice (Freire, 1983 [1968]) qui ne soit pas fondée sur la simple prescription de valeurs qui se vident de leur dimension politique pour se réduire à de simples civilités, il s’agira de réfléchir aux conditions (pédagogiques mais aussi organisationnelles) qui permettent aux élèves d’exercer une réflexionautonome, notamment par le biais de l’examen de problèmes de société susceptibles de les engager en tant que sujets agissants. La notion d’émancipation (Freire, 1983 [1968] ; Garnier, 2014) est intimement liée à cette pluralité des formes d’agentivité des élèves et interroge sa signification du point de vue de leur autonomie d’action et de pensée, mais également de la reconnaissance (Honneth, 2000) de cette autonomie par les adultes.

– Reinhart Koselleck (2000 [1979]) a également mis en lumière l’articulation entre un champ d’expérience et un horizon d’attente qui marquent le passé et l’avenir de tout un chacun, celle-ci constituant un moteur de la prise de décision, ce qui la lie à l’agentivité (agency) qui s’oppose au fatalisme. Cet appel postule que la crise contemporaine des horizons d’attente a une influence majeure sur les engagements de la jeunesse, qu’ils se manifestent dans ou hors école, qu’ils soient encouragés ou empêchés. Il ne s’agit donc pas de traiter de la crise de l’école ou de celle de la société, mais de la façon dont ces horizons d’attente troublés entrent dans l’école. Cette pénétration est souvent accompagnée d’une injonction à l’engagement des élèves encore mineur-es, cette posture étant perçue comme une réponse à ladite crise. 

– Le contexte scolaire nord-américain est traversé de tensions autour du rapport dialectique entre reconnaissance et universalité, certains groupes minoritaires exprimant le constat d’une forme d’assignation à l’universalisme. Abordé sous l’angle de la philosophie politique notamment, ce débat concerne l’éducation à la citoyenneté en mettant en tension les concepts d’universalisme et de particularisme (Sant, 2019). 

– L’engagement de la jeunesse, dans et hors école, ne se restreint pas à la citoyenneté politique à venir (pour les mineur-es) puisque le choix de s’engager dans certains clubs (pour pratiquer un sport, apprendre un art créatif, etc.) peut aussi mener à des formes d’engagements proto-politiques. Cela illustre la capacité des élèves à choisir leurs engagements en toute connaissance de cause et à faire ainsi preuve de discernement, y compris dans le choix de ne pas s’engager. Cette attitude peut ainsi être conçue comme une forme de contre-engagement (Robert-Mazaye, Demers, Boutonnet et Lefrançois, 2017).

– L’étude des formes d’engagement des jeunes doit permettre de déterminer quel-les citoyen-nes l’école entend former et d’évaluer la réalité de cette formation civique. Il serait par exemple fructueux de réfléchir au rapport dialectique entre les engagements prescrits et l’encouragement à faire preuve de discernement. La notion de justice sociale transmise aux élèves, vers laquelle tend la taxonomie de Westheimer & Kahne, prend un sens particulier dans le contexte de mouvements sociaux contemporains qui touchent la jeunesse un peu partout dans le monde. Et de se demander enfin, en mobilisant par exemple la didactique de la citoyenneté comment faire face au dilemme moral qui consiste à faire valoir sans prescrire (Heimberg, 2011). La didactique de l’enseignement des questions sensibles en classe pourra être examinée en la confrontant notamment aux critiques d’un enseignement de nature dogmatique (Legardez & Simonneaux, 2006).

Cet appel ne se limite pas à l’aire francophone, tous les pays pouvant être concernés par une telle approche. La jeunesse, dans sa pluralité, doit être entendue ici au sens large, bien qu’il semble intéressant de relier l’engagement des jeunes à leur minorité civique et politique, ce qui permet de prendre en compte une participation qui va au-delà du vote. 

D’autre part, des articles historiques traitant de crises passées (guerres, famines, épidémies) permettraient d’éclairer les enjeux contemporains de cette entrée des crises dans l’École. Ce questionnement peut ainsi s’inscrire dans plusieurs champs disciplinaires afin d’aborder aussi bien des formes passées d’engagements que des expériences contemporaines, voire des projets à venir. La perspective diachronique doit permettre un mouvement de va-et-vient entre passé et présent en historicisant les débats contemporains sur l’éducation à la citoyenneté notamment.

Cet appel encourage enfin à analyser la reconnaissance de la parole et des points de vue diversifiés des jeunes, ce qui repose la question du lien entre engagement et insertion, mais montre aussi le caractère parfois normatif de celle-ci. Le concept de reconnaissance apparaît alors fondamental à prendre en compte dans le cas d’engagements moraux ou en vue d’un résultat pratique.

Axes de travail – Les propositions pourront s’articuler selon les trois axes suivants qui ne sont pas exclusifs : 

Axe 1 : Analyser la crise des horizons d’attente comme facteur et ressort d’engagements pour changer le monde de l’école ou par l’école dans des contextes traumatiques passés (guerres, catastrophes, etc.). 

– Quelles sont les tensions, présentes et passées, liées à la conception de l’école en examinant le lien dialectique entre les contenus et les procédures ? Certains contenus peuvent être émancipateurs mais transmis par des dispositifs qui contreviennent par leur essence même à ce processus, comme la pédagogie catéchistique (Buttier, 2016 et 2017).

-Il est alors nécessaire de questionner la possibilité même d’un enseignement des enjeux politiques et sociaux à l’école, voire d’une éducation au politique (Mougniotte, 1999). Comment transposer les savoirs savants en savoirs enseignables à tous, en les élémentant et non en les abrégeant pour reprendre des réflexions pédagogiques héritées du Siècle des Lumières et de la Révolution française, réactivées au XXème siècle en didactique avec le concept d’élémentation des savoirs (Astolfi, 2014).

Axe 2 : Examiner les engagements pédagogiques et didactiques et leur puissance émancipatrice potentielle. 

-Comment mobiliser les travaux menés par Westheimer & Kahne (2004) qui constituent une tentative de typologie, ou taxonomie selon Éthier & Lefrançois (2015), non pas des engagements, mais des élèves engagé-es, pour étudier les diverses formes d’engagements ? 

-Il importe donc également de partir des programmes et plans d’études afin d’identifier les attentes réglementaires concernant l’engagement à l’école. Heimberg (2007) a justement posé la question de la prescription en plaidant pour « ouvrir des perspectives de réflexion autonome pour les jeunes ». Des formes d’engagement inédites se font jour en niant parfois la capacité même de l’école à permettre aux élèves de s’engager, lorsqu’il s’agit de grèves scolaires par exemple. 

-Quels types d’engagement découlent-ils de la pénétration de débats controversés dans l’école, quel sont ceux qui sont promus, quels engagements sont-ils empêchés, en fonction de ces questions sensibles dans la classe, dans la société mais aussi, parfois, dans les savoirs de référence ? 

-Sachant que la citoyenneté scolaire peut se révéler très fortement normée, dessinant en creux le projet politico-éducatif d’une société, quel peut être le bénéfice d’une approche comparatiste des formes d’engagements selon les contextes culturels considérés ?

Axe 3 : Interroger l’éducation aux enjeux politiques et sociaux dans l’école d’aujourd’hui : s’agit-il d’un encouragement ou bien d’un obstacle aux engagements des élèves ? 

-Ce dossier encourage à interroger l’existence d’une volonté émancipatrice qui semble plus être le fait de certains protagonistes (individuels ou collectifs) que des institutions en charge de l’école. L’école est souvent mobilisée face à ce qui est qualifié de « déficit d’engagement » de la jeunesse, les espoirs se reportant notamment sur l’éducation à la citoyenneté, bien que l’impact de celle-ci reste largement inconnu. L’injonction à s’engager pour la démocratie dans sa forme traditionnelle et minimaliste (voter, s’insérer dans des institutions ou des structures pré-existantes) peut-elle ainsi être perçue comme un engagement forcé ?

-Quelles sont les formes d’engagement politique reconnues : voter aux élections, connaître les institutions, être membres des sections jeunes des partis, se syndiquer, etc. ? Un engagement peut ainsi être valorisé tout en méconnaissant certaines formes alternatives de participations à la sphère publique qui peuvent être plus engageantes pour certain-es élèves. 

-La notion de neutralité scolaire doit être interrogée en l’historicisant et en adoptant également une démarche comparatiste pour tenir compte des contextes particuliers dans lesquels elle s’exprime (Potvin, 2015). L’engagement peut être à la fois le but à atteindre lorsqu’il vise à fabriquer des citoyen-ne-s autonomes et responsables, ou bien le repoussoir lorsqu’il se manifeste dans une radicalisation politique ou religieuse pouvant aboutir à la négation la plus extrême de l’altérité. 

-La question doit également se poser de savoir comment traiter des effets de l’éducation à la citoyenneté sur les élèves, dans un contexte troublé comme celui des attentats qui ont touché la France en 2015 par exemple ? (Bozec, 2016). En sachant, comme le soulève l’auteure, que les attentats en France ont une influence très forte sur les finalités de l’école en matière d’éducation à la citoyenneté. 

-Dans ce contexte de crise des horizons d’attente, l’évolution de l’enseignement devient une réponse aux tensions sociale, économique, politique, environnementale ou encore sanitaire. L’éducation à la citoyenneté et tous les enseignements qui participent de la formation civique sont perçus comme autant de leviers de transformation en même temps qu’ils sont soumis à une demande sociale. Ces quelques questions n’épuisent pas les sujets qui pourront être traités et visent à susciter des propositions aussi riches que variées.

Calendrier

Les articles complets sont attendus pour le 30 juin 2021 au plus tard (les adresser à Jean-Charles Buttier, à l’adresse suivante : )

Les auteurs et autrices recevront les résultats des expertises au 30 octobre 2021 au plus tard pour permettre les allers-retours nécessaires avant les versions définitives. 

La parution est prévue pour fin décembre 2021.

Pour toutes demandes de renseignements, contacter Jean-Charles Buttier ().

Normes de présentation

Les propositions d’articles doivent faire apparaitre Titre, sous-titre, nom et prénom de l’auteur ou des auteurs, fonction, équipe de recherche et organisme d’appartenance, un résumé de 350 à 500 signes maximum, en français et en anglais ainsi que 3 ou 4 mots-clés, en français et en anglais.

Les articles doivent respecter les normes APA mises à jour : https://journals.openedition.org/trema/876

Bibliographie indicative

Astolfi, J. – P. (2014 / 2008). La saveur des savoirsDisciplines et plaisir d’apprendre. Issy-les-Moulineaux : ESF éditeur.

Becker, H.S. (1960). Notes sur le concept d’engagement, trad. C. Debras, A. Perdoncin. Tracés, n°11, « L’engagement », p. 177-192. https://www.cairn.info/revue-traces-2006-2.htm

Bozec, G. (2016, avril). Éducation à la citoyenneté à l’École. Politiques, pratiques scolaires et effets sur les élèves, CNESCOhttp://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/164000299.pdf

Buttier, J.-C. (2016). De la catéchèse chrétienne aux catéchismes politiques : la morale élémentaire enseignée en France (1789-1848). Revue de didactique des sciences des religions, 2. http://religionskunde.ch/

Buttier, J.-C. (2017). La Nation, l’École et la Révolution française (XVIIIe siècle – XXIe siècle). Dans P. Alvarez Làzaro et alii (dir.), Religión, laicidad y sociedad en la Historia contemporánea de España, Italia y Francia. Comillas.

Desmery, K. (2020). Pour une éducation à la liberté responsable : les perspectives d’un enseignement moral et civique. Paris : Jean-Marc Savary éditeur, 2020.

Éthier, M.-A., Lefrançois, D. & Demers, S. (2011). Jalons pour une analyse des visées de formation socio-identitaire en enseignement de l’histoire. Dans M.-A. Éthier, D. Lefrançois, J.-F. Cardin, Enseigner et apprendre l’histoire : manuels, enseignants et élèves. Québec : Presses de l’Université Laval.

Éthier, M.-A., Lefrançois, D. (2015). Chapitre 6. Les visées de formation citoyenne dans l’enseignement de l’histoire au Québec en contexte de réforme(s) et de contreréforme(s). Dans F. Audigier, A. Sgard, N. Tutiaux-Guillon (dir.) Sciences de la nature et de la société dans une école en mutation. Fragmentations, recompositions, nouvelles alliances ? Louvain : De Boeck. 

Freire, P. (1983 / 1968). Pédagogie des opprimés. Paris : François Maspero.

Garnier, B. (2014). Territoires, identités et politiques d’éducation en France. Carrefours de l’éducation, vol. 38, n° 2, p. 127-157. 

Heimberg, C. (2007). École, jeunes et politique : peut-on préserver la démocratie en la prescrivant ?. Dans F. Oser & al. (Éds.), Vom Gelingen und Scheitern Politischer Bildung. Studien und Entwürfe (p. 503-510). Zurich & Coire : Verlag Ruegger. 

Heimberg, C. (2011). L’éducation à la citoyenneté à Genève et en Suisse romande : comment faire valoir sans prescrire ?, Vierteljahrsschrift für wissenchaftiche Pädagogik (p. 520-532). Paderborn : Verlag Ferdinand Schöningh, n° 87 / 3. 

Honneth, A. (2000 / 1992). La lutte pour la reconnaissance. Paris : Éditions du Cerf.

P. Kahn, P. (2015). “L’enseignement moral et civique“ : vain projet ou ambition légitime ? Éléments pour un débat. Carrefours de l’éducation, 1, n° 39, p. 185-202. 

Koselleck, R. (2000 / 1979). Le Futur passé. Contribution à la sémantique des temps historiques. Paris : École des hautes études en sciences sociales (Recherches d’histoire et de sciences sociales, 44).

Legardez, A., Simonneaux, L. (dir.) (2006). L’école à l’épreuve de l’actualité. Enseigner les questions vives. Issy-les-Moulineaux : ESF. 

Mougniotte, A. (1999 [1992]). Pour une éducation au politique. En collège et en lycée. Paris : L’Harmattan.

Potvin, M. (2015). L’école n’est pas neutre : diversité, discriminations et équité à l’école québécoise. Dans S. Demers, D. Lefrançois, M.-A. Éthier (dir.), Les fondements de l’éducation. Perspectives critiques (p. 381-448). Montréal : Multimondes.

Robert-Mazaye, C., Demers, S., Boutonnet, V. & Lefrançois, D. (2017). Désengagement ou scepticisme engagé ? L’action politique et citoyenne des jeunes québécois. La revue internationale de l’éducation familiale, 1, n° 41, p. 95-117.

Sant, E. (2019). Democratic education: A theoretical review (2006-2017). Review of Educational Research, vol. 89 / 5, pp. 655-696.

Westheimer, J. & Kahne, J. (2004). What kind of citizen? The politics of educating for democracy. American Educational Research Journal, vol. 41, no 2, 2004, p. 237-269.

Penser la circulation des savoirs scolaires dans l’espace transatlantique. Émigration-transferts-créations (XVIIIe-XXe siècle)

Penser la circulation des savoirs scolaires dans l’espace transatlantique. Émigration-transferts-créations (XVIIIe-XXe siècle)

Alexandre Fontaine (sous la direction) 

Bien que certains réflexes nationalistes tendent à le dissimuler ou même à le dénier, ce constat s’impose : tout système scolaire se façonne à partir de références étrangères. L’espace transatlantique, depuis la première mondialisation des XVe et XVIe siècles, incarne un laboratoire privilégié de la fabrication de savoirs scolaires mêlés. Par l’action de passeuses et de passeurs, les pratiques et les méthodes pédagogiques les plus efficientes circulent, transitent, s’enrichissent ou sont rejetées.Espace de domination, de rivalités mais aussi de rencontres et de métissages, l’Atlantique fut pensé par l’anthropologue cubain Fernando Ortiz comme une zone de transculturation. Ce mécanisme donnant-donnant fait sens, puisqu’il a contribué à l’émergence de reconfigurations particulièrement créatives. Par cette interpénétration des économies scolaires, nations américaines et européennes ont indéniablement développé et affiné de nouvelles réalités pédagogiques.Cet ouvrage collectif, qui réunit d’éminents spécialistes brésiliens et européens, plaide pour un désenclavement de l’histoire de l’éducation, qu’il s’agit de penser au-delà d’une recherche des similitudes et des différences. Dans ce sens, il restitue l’idée d’une « homogénéisation silencieuse » des savoirs scolaires des deux côtés de l’Atlantique, bien davantage marqués par des échanges polyphoniques et des mécanismes d’emprunts et d’appropriations que par des constructions ex nihilo.

 Avec les contributions de : Maria Helena Camara Bastos, Viktoria Boretska, Jean-Charles Geslot, Laurent Gutierrez et Antoine Savoye, Marianne Helfenberger, Paola Salomé Lopes Garcia, Peri Mesquida et Pierre-Philippe Bugnard, Felipe Ziotti Narita, Vincent Peillon et Marie Vergnon.

 Prix : 26 €

Ouvrage publié avec l’aide du Conseil de l’Université de Fribourg (Suisse) et de la Société académique vaudoise.

Penser la circulation des savoirs scolaires dans l’espace transatlantique.pdf

Tagung: Digital Turn und Historische Bildungsforschung: Bestandsaufnahme und Forschungsperspektiven

Am 18. Juni 2021 wird ein “Online-Forschungstag” zu den “Herausforderungen, Risiken und Chancen sich aus dem wachsenden Einsatz digitaler Verfahren für die Historische Bildungsforschung” unter Leitung von Dr. Andreas Oberdorf (Westfälische Wilhelms-Universität Münster) durchgeführt.

Neben theoretischen und epistemiologischen Beiträgen sind auch best-practice Beispiele zur Nutzung computergestützer Analysen im Bereich der historischen Bildungsforschung willkommen.

Deadline CfP: 1. März 2021

Link zum CfP: https://www.uni-muenster.de/imperia/md/content/ew/forschung/adab/cfp-digital_turn.pdf


International Conference «Transitions in pedagogical and educational-historical perspective from Middle Ages to Postmodernism»

Organisers: Arbeitskreis Vormoderne Erziehungsgeschichte (the Working Group on Pre-modern Educational History) in the History of Education Research Section of the German Educational Research Association; The Institute of History of the Czech Academy of Sciences (Centre for the History of Education); The National Pedagogical Museum and Library of JA Comenius; University of Lucerne; Saarland University; Technical University of Liberec; Università Cattolica del Sacro Cuore, Sede di Milano; Eötvös Loránd University of Budapest.

Term and place of the conference: 30.09.–01.10.2021; Národní pedagogické muzeum a knihovna J. A. Komenského, Praha, Valdštejnská 20, Praha 1 (The National Pedagogical Museum and the Library of J. A. Comenius Prague)

Length of presentations: 25 minutes

Conference languages: English and German

The international conference builds on the long-standing tradition of scientific conferences under the auspices of Arbeitskreis Vormoderne Erziehungsgeschichte, which is characterized by broad interdisciplinary cooperation between numerous European university and non-university research institutions. It aims at a profound reflection on pedagogically relevant transitions in historical, cultural, social, religious and political contexts. The life of each individual as well as of whole groups of the European population in early modern and modern times includes many such transitions. A number of them are typical of childhood and adolescence, the life phases on which the conference will primarily focus.  They do not only relate to the physical and mental maturation of a person and thus to the individual phases of their development, but also to education and upbringing in general, including religious upbringing and preparation for a future career. The focus is on formal curricular as well as extra-curricular and non-formal fields of teaching. These transitions are very closely related to numerous accompanying rites (rites of passage, see: “Les rites de passage” by Arnold van Gennep or liminal processes, see: Victor Turner etc.) or refer to a certain period in the biography of a person or a “calendar” of a cultural system.

The shape of the transitions and of the rites of passage is very intensely shaped by the values, identity and mentality (broadly defined by the culture) of the community in which they take place. It is not only the changes associated with them that are central, but often also the safeguarding of tradition and continuity. Therefore, the transfer of values, thoughts and other structures as well as of behavioural patterns is also linked to them. As anthropological, socio-psychological and sociological analyses have shown, the “new” enters the context of the existing structure, be it in the mental area, the socio-emotional map of individual personalities or in the cultural or social framework of the wider milieu. The transfer therefore means a transition from the existing order to a new scheme, to a newly emerging order or to its rejuvenation. The “new constellation” depends to a large extent not only on the “original map” (that is, on the meanings that come into play in the original structure), but also on the processes of the transfer itself, on the transfer of the given specifics of the actors and the conditions of the transfer, or rather on the environment, the framework and the structure which reflect the new impulses.

The transition is interesting for us as an open process to which belong both the original and the new, as a process that is framed not only by time, but also by the visible and invisible goals, the conscious and unconscious “intentions” of the actors as well by the social and cultural conditions, cultural maps and constellations in which what is received is “entered”. The international conference focuses on the interpretation of various forms of rites of passage as well as transitions in general, primarily those associated with the life phases of childhood and adolescence. The symposium will examine “practices” and rules in social and cultural contexts, in education and upbringing, as well as in the theory of pedagogy.

Although the outlined topic has already been explored in part by researchers from the fields of anthropology, ethnology, history and the history of education, there has been no systematic trans-disciplinary research on this topic so far. Most of the work has focused only on a single type or on a few types of transitions, on a specific, mostly narrowly defined region or period of time (mostly the Middle Ages, early modern times, modern times). In particular, there is a lack of comparative analyses, orientation towards a broader geographical area, transfer of concepts and analysis of long-term development trends (“longue durée”). At the same time, there have also been clear barriers between individual humanities disciplines using different approaches and methods, whereby overcoming them may bring about a number of new stimuli. The previously mentioned distinctive elements of continuity, their forms and their meaning represent an issue that has not been investigated in detail so far. The conference theme was deliberately chosen to be very broad. Contributions are welcome from not only historians and researchers in the field of educational science, but also – as is the tradition in Arbeitskreis Vormoderne Erziehungsgeschichte – from scholars from other disciplines relevant to the theme. In particular, the focus should be on the following topics:

  • Terminology related to the subject of transfer, transitions and rites of passage
  • Theoretical concepts of transfer and transitions from the Middle Ages to the present day
  • Types of transfers, transitions and rites of passage
  • Transitions and rites of passage in various denominational, national and social environments
  • Gender-specific transitions and rites of passage
  • Transitions connected with a certain content and a certain type of education and upbringing (at home, private, in monasteries, schools, etc.) or connected with preparation for a future career (e.g. transitions in connection with work in an ecclesiastical order such as the novitiate and the like)
  • Transitions and rites of passage in literature, in the visual arts as well as in material culture in relation to the past (forms of representation, perception at the time, etc.)
  • Development trends of the examined topic in Europe from the Middle Ages to the modern age

Please send draft presentations including an abstract (up to 1 page) by 31 January 2021 to: . The Conference Organisers’ Committee reserves the right to select presentations. If successfully assessed by reviewers, studies based on the oral presentations will be published in an anthology.

Übergänge / Transitionen in pädagogischer und bildungshistorischer Perspektive vom Mittelalter bis zur Postmoderne

Die internationale Konferenz knüpft an die langjährige Tradition wissenschaftlicher Tagungen unter der Obhut des Arbeitskreises „Vormoderne Erziehungsgeschichte“ an, die sich durch eine breite interdisziplinäre Zusammenarbeit zahlreicher europäischer universitärer und nichtuniversitärer Forschungseinrichtungen auszeichnet. Ihr Ziel ist eine tiefgreifende Reflexion pädagogisch relevanter Transitionen in geschichtlichen, kulturellen, sozialen, religiösen oder politischen Zusammenhängen. Im Leben jedes Einzelnen sowie ganzer Gruppen der europäischen Bevölkerung können in der vormodernen und modernen Zeit viele solcher Übergänge festgehalten werden. Eine Reihe von ihnen ist typisch für die Kindheit und Adoleszenz – Lebensphasen, auf die sich die Tagung primär richten will. Sie hängen nicht nur mit dem physischen und mentalen Heranreifen des Menschen und somit mit den einzelnen Phasen seiner Entwicklung zusammen, sondern auch mit Bildung und Erziehung allgemein, einschließlich der religiösen Erziehung und der Vorbereitung auf den künftigen Beruf. Damit sind schulisch-formale wie außerschulische und nicht-formale Felder des Pädagogischen im Fokus. Diese Übergänge sind sehr eng mit zahlreichen begleitenden Riten (Übergangsriten, vgl.: „Les rites de passage“ von Arnold van Gennep oder liminalen Prozessen, vgl.: Victor Turner etc.) verbunden oder beziehen sich auch auf einen bestimmten Zeitraum in der Biographie einer Person oder im „Kalender“ eines kulturellen Systems.

Die Gestalt der Übergänge und Übergangsriten ist sehr intensiv von den Werten, der Identität und Mentalität (breiter gefasst von der Kultur) der Gemeinschaft geprägt, in der sie sich abspielen. Dabei ist nicht nur die mit ihnen verbundene Veränderung zentral, sondern oft auch die Sicherung von Tradition und Kontinuität. Daher sind mit ihnen ebenfalls der Transfer von Werten, Gedanken und weiteren Strukturen sowie von Verhaltensmustern verknüpft. Wie die anthropologischen, sozial-psychologischen, soziologischen Analysen gezeigt haben, tritt das „Neue“ in den Kontext der bereits bestehenden Struktur ein, sei es nun im mentalen Bereich, der sozial-emotionalen Landkarte einzelner Persönlichkeiten oder aber im kulturellen bzw. sozialen Rahmen der breiteren Umwelt. Der Transfer bedeutet also einen Übergang von der bestehenden Ordnung zu einem neuen Schema, zu einer neu entstehenden Ordnung oder zu ihrer Verjüngung. Die „neue Konstellation“ ist in hohem Maße nicht nur von der „ursprünglichen Landkarte“ (also von den in der ursprünglichen Struktur zur Geltung kommenden Bedeutungen) abhängig, sondern auch von den Prozessen des Transfers an sich, von der Übertragung der gegebenen Spezifika der Akteure und der Bedingungen des Transfers bzw. von der Umwelt, dem Rahmen und der Struktur, welche die neuen Impulse reflektiert.

Der Übergang ist für uns als ein offener Prozess interessant, zu dem sowohl das Ursprüngliche als auch das Neue gehören, als ein Prozess, der nicht nur durch die Zeit, sondern auch durch sichtbare und unsichtbare Ziele, bewusste und unbewusste „Vorhaben“ der Akteure sowie durch soziale und kulturelle Bedingungen, kulturelle Landkarten und Konstellationen, in welche das Empfangene „eingetragen“ wird, eingerahmt ist. Die internationale Tagung konzentriert sich auf die Interpretation verschiedener Formen von Übergangsriten sowie von Übergängen und Transitionen allgemein, primär solcher, die mit der Lebensphase der Kindheit und Adoleszenz verbunden sind. Das Symposium wird sowohl „Praktiken“ und Regeln in der sozialen und kulturellen Praxis, in der Bildung und Erziehung als auch in der Theorie der Pädagogik untersuchen.
Obwohl die angerissene Thematik bereits zum Teil von Forschenden aus den Bereichen der Anthropologie, Ethnologie, der Geschichtswissenschaft oder der Bildungsgeschichte erkundet wurde, fehlt es bislang an einer systematischen transdisziplinären Forschung zu diesem Thema. Die meisten Arbeiten konzentrierten sich nur auf eine einzige Art bzw. auf einige wenige Arten von Übergängen, auf eine konkrete, zumeist eng definierte Region bzw. einen solchen Zeitraum (meistens Mittelalter, Frühe Neuzeit, die moderne Zeit). Es fehlt insbesondere an komparativen Analysen, der Ausrichtung auf einen breiteren geografischen Raum, den Transfer von Konzepten und die Analyse langzeitiger Entwicklungstrends („longue durée“) erfassen. Es werden dabei ebenfalls Barrieren zwischen einzelnen Humanwissenschaften deutlich, in denen verschiedene Ansätze und Methoden angewandt werden. Ihre Überwindung kann dabei viele neue Impulse mit sich bringen. Eine bisher wenig untersuchte Frage stellen in der bisherigen Forschung die bereits erwähnten markanten Elemente der Kontinuität, ihrer Formen und ihrer Bedeutung dar. Das Konferenzthema wurde bewusst sehr breit gewählt. Willkommen sind nicht nur Beiträge von Historikerinnen und Historikern bzw. Forscherinnen und Forschern im Bereich der Erziehungswissenschaft, sondern auch – wie es Tradition im Arbeitskreis Vormoderne Erziehungsgeschichte ist – von Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftler weiterer für das Thema relevanter Disziplinen. Insbesondere folgende Themenkreise sollen im Zentrum stehen:

– Terminologie im Zusammenhang mit dem Thema Transfer, Übergänge und Übergangsriten
– Theoretische Konzepte des Transfers und der Übergänge vom Mittelalter bis in die heutige Zeit
– Arten von Transfers, Übergängen und Übergangsriten
– Übergänge und Übergangsriten in verschiedenen konfessionellen, nationalen und sozialen Räumen
– Genderspezifische Übergänge und Übergangsriten
– Übergänge verbunden mit einem gewissen Inhalt und einer gewissen Art der Bildung und Erziehung (zu Hause, privat, in Klöstern, Schulen, etc.) bzw. verbunden mit der Vorbereitung auf die künftige Laufbahn (z. B. Übergänge im Zusammenhang mit der Tätigkeit in einem kirchlichen Orden wie dem Noviziat und dergleichen mehr)
– Übergänge und Übergangsriten in der Literatur, in der bildenden Kunst sowie in der materiellen Kultur in Bezug auf die Vergangenheit (Formen der Darstellung, damalige Wahrnehmung etc.)
– Entwicklungstrends der untersuchten Thematik in Europa ab dem Mittelalter bis in die Moderne

Referatsangebote einschließlich Abstract (bis zu 1 Seite) schicken Sie bitte bis 15. Februar 2021 an: . Der Ausschuss der Konferenzveranstalter behält sich das Recht auf die Auswahl der Beiträge vor. Von mündlichen Beiträgen ausgehende Studien werden im Falle einer erfolgreichen Bewertung durch Lektoren in einem Sammelband publiziert.

Kontakt

Michal Vokurka,

www.hsozkult.de/event/id/event-94692

Publikation: Bulletin 2/20 des Schulmuseums Bern

Das neue Bulletin des Schulmuseums Bern zum Thema “Sternstunden” ist erschienen.

http://schulmuseumbern.ch/Ueber-uns/smbulletin/

Das Museum bleibt vorderhand geschlossen. “Facts, Geschichten, Anleitungen und Hintergrundinformationen” aus dem Schulmuseum finden sich auf der extra für die Zeit der Covid-19 bedingten Schliessung eingerichteten Homepage:

https://www.smb-konkret.ch/

Das Schulmuseum Bern schreibt per 1. März 2021 ausserdem die Stelle der Geschäftsleitung aus:

Buchpublikation: 1918 in Bildung und Erziehung. Traditionen, Transitionen, Visionen

Andrea De Vincenti
Norbert Grube
Andreas Hoffmann-Ocon
(Hrsg.)

„1918“ bezeichnet mehr als das Ende des Ersten Weltkriegs. Der Jahresbezug begründet
häufig auch bildungsgeschichtliche Narrative. Hingegen fragt der Band nach Gleichzeitigkeiten von Zäsuren und Tradierungen, Brüchen und Kontinuitäten in regionalen, nationalen, europäischen und globalen Perspektiven. Er untersucht vielfältige Paradoxien vermeintlich alter und neuer pädagogischer Kulturen und Praktiken ebenso wie Ambivalenzen der Jugend zwischen Aufbegehren und Anknüpfung an Bildungsideale. Auch die Infragestellung von Schule und Pädagogik, ihre Relegitimierung sowie die Verflechtung von Sozialdemokratie und Sozialismus mit Bildungsreformen und -traditionen werden fokussiert. Damit zielt der Band auf den vielfach beschriebenen «Kampf der Ideologien» in der Zwischenkriegszeit und auf die Zirkulation konkurrierender Wissen, sodass er bildungshistorisch die komplexe Offenheit von 1918 diskutiert.

Digitale Version

Formarsi e formare con la storia dell’educazione (Quaderno didattico del laboratorio RDCD)

Il laboratorio Ricerca storico-educativa, documentazione, conservazione e digitalizzazione mette a disposizione questo strumento che si rivolge a formatori di docenti e docenti (in formazione e in servizio) per un approccio alla riflessione sulla professione con i mezzi della storia dell’educazione. Il Quaderno è gratuitamente scaricabile al link: www.supsi.ch/go/quaderno-storiadelleducazione

Mitgliederversammlung

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Liebe Kolleginnen und Kollegen

Da der SGBF/SSRE-Kongress dieses Jahr virtuell durchgeführt wird, hat sich das Büro der Arbeitsgruppe Historische Bildungsforschung SGBF/SSRE entschieden, die Mitgliederversammlung um ein Jahr auf den Kongress 2021 zu verschieben.

Herzliche Grüsse, Karin Manz

Le temps des jolies colonies de vacances Au cœur de la construction d’un service public, 1944-1960.

Nouvelle parution : Julien Fuchs, Le temps des jolies colonies de vacances. Au cœur de la construction d’un service public, 1944-1960.

Entre 1944 et 1960, les colonies de vacances deviennent en France un phénomène social majeur, concernant des centaines de milliers d’enfants et d’adolescents. Soucieux d’accompagner l’expansion de ces structures nées d’initiatives privées, l’État bâtit à leur encontre une politique spécifique et leur dédie une administration. Autour de la figure d’Étienne Bécart, celle-ci est en charge de règlementer le secteur, d’organiser son subventionnement, de structurer un système d’inspection et d’impulser une orientation pédagogique en s’intéressant notamment à la formation des cadres. Basé sur les archives de la Direction générale de la Jeunesse et des Sports, mais aussi sur des sources audiovisuelles originales, ce livre montre comment un service public des colonies se construit en prenant appui notamment, mais sans exclusivité, sur l’univers laïc, et en confrontant ses intentions généreuses à d’incontournables limites dans cette société française de la IVe République.

Site de l’éditeur

Digitale Ressourcen für Bildungshistoriker*innen – ein Überblick

In technischer und redaktioneller Betreuung durch die Bibliothek für Bildungsgeschichtliche Forschung in Berlin wurde anfangs diesen Jahres eine neue Plattform für institutionenübergreifende digitale Ressourcen der Bildungsgeschichte im deutsch-sprachigen Raum lanciert.

Die Seite befindet sich im Aufbau. Kommentare, Anregungen und Rückmeldungen sind willkommen.

Hier geht’s zur Homepage: bildungsgeschichte.de

Monika Mattes publizierte anlässlich der gegenwärtig geschlossenen Museen und Archive einen Übersicht zu digitalen, bildungshistorischen Ressourcen im deutsch-sprachigen Raum.

Hier geht’s zum Artikel!

Buchpublikation: Pädagogisierung des ‘guten Lebens’

De Vincenti, Andrea, Norbert Grube, Michèle Hofmann und Lukas Boser, Hrsg. 2020. Pädagogisierung des ‘guten Lebens’. Bildungshistorische Perspektiven auf Ambitionen und Dynamiken im 20. Jahrhundert. Bern: Bibliothek am Guisanplatz.

Die Pädagogisierung der Gesellschaft wird in der Gegenwart vielfach offenkundig, etwa wenn Schulen den angeblich richtigen Umgang mit Gesundheit und Medien vermitteln. Mit diesen und anderen Massnahmen sollen Kinder zu einem «guten Leben» befähigt werden. Eine so ausgerichtete Pädagogisierung beschränkt sich aber nicht auf das Kindesalter oder Schulen, vielmehr erfolgt sie an vielfältigen gesellschaftlichen Orten und unter Einbezug von Erwachsenen. Die Pädagogisierung des «guten Lebens» ist weder Signum der Gegenwart noch moderner Gesellschaften, sondern findet sich auch in der Vergangenheit. Hier setzt der bildungshistorische Sammelband an und diskutiert Ausprägungen und Entwicklungen von schulischer und ausserschulischer Pädagogisierung des «guten Lebens» in ihrem Wandel.

Digital version

Bildungshistorische Rezensionen auf HSozKult

Die beiden HSozKult Redaktoren aus der Erziehungswissenschaft, Philipp Eigenmann und Elija Horn, haben für die Monate Februar und März folgende fünf bildungshistorischen Rezensionen betreut:

A. Weinstock: Theater und Erziehung im 18. Jahrhundert (Tim Zumhof)

Sammelrezension: Fürsorgerische Zwangsmaßnahmen und Fremdplatzierungen in der Schweiz (Michèle Hofmann)

P. Felder: Die Basler Volksschule (Patrick Bühler)

B. Baums-Stammberger u.a. (Hrsg.): Gewalt in den Heimen (Andreas Langfeld)

P. Hutcheson: A People’s History of American Higher Education (Nehemia Quiring)

“Educating Entrepreneurs for Postcapitalism”

In den gegenwärtigen Kapitalismus- und Arbeitsmarktdiagnosen stellen Wissen, Bildung und Erziehung zentrale Faktoren dar, sowohl für die Einschätzung persönlicher berufsbiographischer Voraussetzungen als auch für gesamtgesellschaftliche Entwicklungen. Gleichzeitig findet ein Nachdenken über Bildung und Erziehung vermehrt vor dem Hintergrund der sich wandelnden Arbeitswelten und verändernden Wertschöpfungsketten statt.

Die Veranstaltung thematisiert, wie diese Herausforderungen historisch, politisch und pädagogisch zu verorten sind. Sie will ein systematisches Nachdenken über das Verhältnis von Kapitalismus, Arbeit und Bildung anregen und fragt nach den Herausforderungen für pädagogisches Handeln in den möglichen Arbeitswelten von morgen. Mit einer historischen Perspektive wird, geleitet durch Prof. Dr. Ute Frevert (MPI Berlin), nach dem Gehalt gegenwärtiger Kapitalismusanalysen gefragt und das Verhältnis von Kapitalismus, Märkten und Moral reflektiert. Über die bildungspolitische Lage in Europa, speziell mit Blick auf ökonomische Bildung und Entrepreneurship Education, wird in einem zweiten Teil durch Prof. Dr. Tim Engartner (Goethe Universität Frankfurt a.M.) diskutiert. In einem dritten Teil fragen wir uns mit Prof. Dr. Pascal Dey (Ecole de Management Grenoble), wie den primär wachstumsorientierten Konzepten von Entrepreneurship Education nuanciertere Vorstellungen zur Seite gestellt werden können, die mögliche postkapitalistische Arbeits- und Bildungswelten sowie allfällige «Auswege aus dem Kapitalismus» (Gorz 2009) denkbar machen.

Programm:

Das Programm gliedert sich in drei Teile. Eröffnet werden die thematischen Teile jeweils mit einem öffentlichen Vortrag der Gastdozierenden und einer anschliessenden öffentlichen Diskussion (insg. 60’). Daran schliesst jeweils ein Workshop mit den Doktorierenden und weiteren Teilnehmenden an.

Gäste sind herzlich willkommen und werden um Anmeldung gebeten.

Ort: Institut für Erziehungswissenschaft / Kantonsschulstrasse 3 / 8001 Zürich

Mo 11. Jan:

13.30: Begrüssung und Einführung (Thomas Ruoss & Philipp Gonon)

14.00 – 17.00:

Historische & konzeptionelle Perspektiven auf Kapitalismus & Entrepreneurship

Prof. Dr. Ute Frevert (MPI Bildungsforschung Berlin)

Ab 18.30: Gemeinsames Abendessen

Di 12. Jan:

09.00 – 12.00:

Entrepreneurship Education und ökonomische Bildung in Europa

Prof. Dr. Tim Engartner (Goethe Universität Frankfurt a.M.)

12.00 – 13.30: Mittagessen

13.30 – 16.30:

Entrepreneurship Education jenseits von Wachstum, Profit und Kapital?

Prof. Dr. Pascal Dey (Ecole de Management Grenoble)

16.30 – 17.00: Schlussdiskussion und Verabschiedung

Kontakt:

Thomas Ruoss

Institut für Erziehungswissenschaft

Kantonsschulsstrasse 3

8001 Zürich

+41 44 634 66 12

Construire la paix par l’éducation : réseaux et mouvements internationaux au XXe siècle

Rita Hofstetter, Joëlle Droux, Michel Christian (éds.), Construire la paix par l’éducation : réseaux et mouvements internationaux au XXe siècle. Genève au cœur d’une utopie. Neuchâtel : Editions Alphil.

Le 2 juin 1913 s’ouvre à Paris le xe Congrès international des femmes qui débouche sur un souhait : « Que les femmes s’initient au pacifisme, suprême affirmation
du droit humain, et qu’elles s’en inspirent dans l’éducation des enfants. » On ne saurait mieux dire le lien étroit qui unit déjà combat pacifiste et enjeux éducatifs à la veille de la Première Guerre mondiale.
Cet ouvrage met précisément en lumière la façon dont les terrains éducatifs ont été traversés au fil du XXe siècle par une diversité de causes transnationales portées par la conviction que la paix se construit par l’éducation. À l’épicentre de ces réseaux, un lieu qui est bien plus qu’une ville : Genève, modeste cité lémanique qui se transforme à partir de 1919 en une véritable ruche internationaliste avec l’arrivée des premières grandes organisations internationales chargées de bâtir un nouvel ordre mondial.
L’ouvrage montre le rôle conféré à l’éducation afin de favoriser cette solidarité universelle et de faire circuler en Europe et dans le monde ces valeurs pacifistes qui nourrissent l’« esprit de Genève ». Les contributions dévoilent la diversité des acteurs individuels (pédagogues, psychologues, médecins, politiciens) et collectifs (réseaux scientifiques, mouvements associatifs et militants) engagés dans cette dynamique réformiste, et cela bien au-delà de l’entre-deux-guerres. Elles donnent à voir la richesse des initiatives alimentant cet élan pacifiste auprès des jeunes, entre les mains desquels se jouerait le devenir de la démocratie et de l’humanité. Les auteurs examinent aussi les controverses, les tensions et les concurrences qui entourent ces élans internationalistes. En mettant au jour les tribulations et les transformations de ces projets réformistes dans le temps et l’espace, l’ouvrage propose de nouveaux éclairages sur la genèse transnationale des politiques éducatives contemporaines.

Table des matières

Un importante fondo per la ricerca storico-educativa è arrivato a Locarno

Il laboratorio Ricerca storico-educativa, documentazione, conservazione e digitalizzazione (RDCD) della SUPSI ha appena ricevuto un’importante donazione. Norberto Bottani, dal 1977 al 1997 Amministratore generale del Centre for Educational Research dell’OCSE, poi dal fino al 2005 direttore del Service Service de la recherche en éducation (SRED) del Cantone di Ginevra, ci ha affidato il suo archivio professionale e personale. Di circa 10.000 documenti, il fondo offre numerose informazioni per lo studio delle politiche educative internazionali nell’ultimo quarto del Novecento, in particolare per quanto concerne il ruolo dell’OCSE e le politiche di monitoraggio dei sistemi educativi. Contiene inoltre documentazioni minori ma non prive di interesse, come ad esempio sugli eventi accaduti nella scuola magistrale ticinese negli anni 1968-1969.Attualmente è in corso il processo di condizionamento e catalogazione del fondo. Il patrimonio librario del fondo è già catalogato nel catalogo NEBIS, i restanti materiali saranno da qui a qualche mese completamente disponibili e consultabili su richiesta presso la Biblioteca del Dipartimento Formazione e apprendimento. Per richiedere informazioni su questo importante fondo, ci si può rivolgere a 

Elèves et étudiants en révolte : contestations et régulations au sein de l’ordre scolaire et universitaire.

Élèves et étudiants en révolte : contestations et régulations au sein de l’ordre scolaire et universitaire.
Les Cahiers de Framespa. Nouveaux champs de l’histoire sociale, n° 32, 2019.
Ce numéro interroge les notions de contestation et de régulation dans le domaine de l’histoire de l’éducation. Ouvert aux spécialistes de toutes les périodes historiques, du Moyen- Âge jusqu’à l’époque contemporaine, il inscrit sa réflexion dans le temps long afin de rendre compte des continuités et des ruptures, des héritages et des renouvellements de la dialectique «régulation/contestation » dans le cadre d’une histoire sociale et culturelle du fait éducatif.

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