Promouvoir l’accès des femmes aux études et aux titres universitaires : un défi transnational ? L’engagement de la Fédération Internationale des Femmes Diplômées des Universités (1919-1970).

Promouvoir l’accès des femmes aux études et aux titres universitaires : un défi transnational ? L’engagement de la Fédération Internationale des Femmes Diplômées des Universités (1919-1970).
Soutenance de thèse présentée et soutenue publiquement le 22.11.2019 à l’Université de Genève par Marie-Elise Hunyadi.
Uni-Mail, salle 4193.

Vigne, vin et éducation du XVIIIe siècle à nos jours

Symposium pluridisciplinaire et international „Vigne, vin et éducation du XVIIIe siècle à nos jours“, Bordeaux 19-21 mai 2021.

La vigne, le vin et l’éducation sont des thématiques qui paraissent éloignées et qui pourtant peuvent se rejoindre autour de la formation et des lieux d’apprentissage (lycées viticoles, universités, écoles d’oenologie…) et des savoirs scolaires à travers des disciplines comme la géographie, la biologie, l’art… ; ce qui n’empêche pas l’École de lutter par ailleurs contre les addictions, l’alcoolisme et ses dérives. Il faut dire que vigne et vin ont toujours rassemblé les hommes, constituant un véritable patrimoine culturel répandu dans le monde entier, le vin étant alors une référence culturelle sociétale et éducative. Ainsi, cette thématique pourrait être étudiée autour de trois également des Sciences et des disciplines littéraires et artistiques.

1. vin, éducation, lieux, environnement

L’apprentissage de la culture de la vigne et de l’élevage du vin se fait dans des lieux spécifiques qui émanent de la nécessité, dès le XVIIIe siècle, de former des professionnels capables de reproduire un geste ou d’apprendre un métier. Dès 1880 une Station Agronomique et OEnologique est créée à Bordeaux, mais il faut attendre 1956 pour voir l’École supérieure d’oenologie former ses premiers élèves. Ce processus, qui émane d’une réflexion menée dès le XVIIIe siècle, est-il similaire dans les autres régions viticoles du monde ? Y a-t-il eu des transferts transnationaux ? Ce sont ces continuités et ces ruptures, à travers une conjoncture liée à une expansion économique, à des prises de positions politiques ou à des crises viticoles, que nous aimerions souligner. Cet axe pourrait se construire autour des points suivants :

-La naissance de l’oenologie et de son enseignement.

– La création d’institutions d’enseignement viticoles.

– Vin et bibliothèques (scolaires, universitaires).

– Le patrimoine historico-éducatif : les objets de la vigne et du vin à l’école.

– Paysages viticoles et enseignement.

– Vignes, vin développement durable et éducation à la biodiversité.

– L’art, l’école et le vin.

– Littérature, philosophie, formation et vin.

– Vin éducation et culture numérique.

2. vin, apprentissages et transmission des savoirs et savoir-faire

Travailler pour le vin implique le passage de gestes empiriques appris sur le tas, des connaissances plus codifiées qui se structurent au XVIIIe siècle mais surtout au XIXe siècle sous l’impulsion des élites. Si la transmission des savoirs se fait à travers les traités, les manuels, les élites, à l’instar du baron de Rothschild à Pauillac ou du marquis de Lur Saluces en Sauternais, ont su investir dans la création d’écoles, permettant de donner un niveau scolaire suffisant aux jeunes ouvriers agricoles de la fin du XIXe siècle. Cet axe pourrait nous conduire à nous interroger sur les points suivants : cet investissement des élites existe-t-il au même moment dans d’autres régions viticoles du monde ? De quelle forme d’apprentissage et de savoir-faire ce type d’enseignement relève-t-il ?

– Apprentissage des métiers du vin dans les voies professionnelles

– Disciplines scolaires et vin

– La question viti-vinicole à travers les manuels scolaires : écrire pour enseigner le vin.

– La formation des maîtres.

– La transmission des savoirs et des savoir-faire.

– Comment le peintre ou l’artiste représente-il le vin à l’école ?

3. vin, santé et milieu scolaire

Au XIXe siècle, avec le développement des réglementations et l’essor de l’hygiénisme, on se rend compte des méfaits de l’alcool. Les pouvoirs publics prennent alors conscience, et c’est toujours le cas aujourd’hui, que l’École peut et doit constituer un relais important. Ainsi, le litron de rouge aux mains des enfants, encore présent dans les peintures et les photos du début du XXe siècle, disparaît très lentement du panier repas des élèves. La lutte contre l’alcoolisme devient une thématique abordée par l’instituteur chargé de former le citoyen averti. Il serait intéressant ici d’étudier cette thématique sur la longue durée autour des approches suivantes :

– Vin, enfances et transmission.

– École et lutte contre l’alcoolisme.

– La législation scolaire et le vin.

– Quelle pédagogie pour la santé ?

– Vin et jeunesse : socialisation ou marginalisation ?

– Vin, addiction, représentations.

– Pratiques éducatives et cultures du vin.

Envoi des propositions de communication : du 15 octobre 2019 au 31 janvier 2020 à l’adresse suivante :
symposium-vin-et-education-2021@u-bordeaux.fr
Réponse aux propositions de communication : en avril /mai 2020
Envoi du texte définitif : octobre 2020

Les Compagnons de l’Université nouvelle

Les Compagnons de l‘Universiténouvelle. Histoire, mémoire et postérité. 
Colloque organisé par le Comité universitaire d’information pédagogique
France Education internationale (FEI), 15 et 16 novembre 2019
Entrée libre – Inscription obligatoire auprès du CUIP (cuip@cuip.fr), avant le 1.11.2019

Les Compagnons, combattants de la Grande Guerre, espéraient que l’Union sacrée, acquise dans la boue des tranchées, dans le sang et dans le don de soi à l’intérêt supérieur de la nation, prolongerait ses effets dans la paix, en faveur d’une réforme totale de ce qu’ils nommaient l’Université, au sens où nous disons aujourd’hui système éducatif. Une réforme démocratique, c’était une réforme qui devait mettre fin à la séparation des scolarités entre deux ensembles trop étanches : l’école primaire gratuite et ses classes primaires supérieures pour les enfants du peuple, et l’ordre secondaire payant, fondé par Napoléon Ier, autour d’un lycée précédé de ses classes élémentaires pour les enfants de la bourgeoisie, celui-là seul ouvert vers l’enseignement supérieur. Les Compagnons voulaient fonder une Université nouvelle, juste et efficace, depuis l’école unique pour tous les enfants de toutes origines, jusqu’aux formations supérieures. L’équité sociale servirait l’efficacité économique en faveur de la patrie à reconstruire. Mais les Compagnons ont évolué. Ils n’étaient que 7 en 1917, au moment de leurs premiers articles. Plus tard, ils ont connu plusieurs influences, les unes extérieures à leur groupe, politiques, syndicales, associatives et confessionnelles, les autres internes, comme la croissance et le renouvellement de leurs effectifs, l’arrivée de membres de la communauté scientifique de leur temps – psychologues, physiciens, notamment, qu’on retrouvera dans l’entourage de Jean Zay. À la fin de leur activité, au début des années trente, l’Université nouvelle des débuts a connu de véritables bouleversements sur des points sensibles du projet de démocratisation de l’institution scolaire : la culture scolaire (notamment la place des sciences et des techniques), la fonction de ce qu’on appellera plus tard l’école moyenne, entre l’école primaire et le lycée, autour de l’idée du cycle d’orientation, l’orientation vers la vie professionnelle et vers les formations supérieures, l’émancipation des enfants issus de milieux populaires, l’égalité des filles et des garçons, la solidarité et l’unité du corps enseignant.

La pauvreté scolaire et les pédagogies alternatives depuis Élise et Célestin Freinet

Appel à contribution pour le colloque des 120 ans de la Société Binet-Simon „La pauvreté scolaire et les pédagogies alternatives depuis Elise et Célestin Freinet“.
UFR Staps Univ. Paris-Descartes, 15 novembre 2019

La pauvreté scolaire telle que définie par Binet n’a jamais été autant d’actualité, : inégalités, échec scolaire, difficultés d’apprentissages, discrimination de genre, racisme, intégration des primoarrivants, sélection des enfants, orientation scolaire,… Que faisons-nous face à la pauvreté scolaire, la pauvreté de l’école, la pauvreté des enfants et des élèves, la pauvreté dans les murs de l’école et hors les murs ? L’œuvre des Freinet et celle de Binet proposent des pratiques pédagogiques innovantes pour trouver des solutions à la pauvreté scolaire. Le colloque accueille toutes communications non seulement sur les pratiques innovantes de ces éducateurs mais aussi celles d’autres penseur·es de la pédagogie afin de proposer un dialogue entre les dispositifs d’éducation  non pas sur les populations mais avec les populations subalternes.

Conditions de soumission

Proposition de contribution à transmettre avant le 15 septembre 2019 à

  •  bernard.andrieu@parisdescartes.fr;
  • xavier.riondet@univ-lorraine.fr;
  • henri-louis.go@univ-lorraine.fr;