Les Compagnons de l’Université nouvelle

Les Compagnons de l‘Universiténouvelle. Histoire, mémoire et postérité. 
Colloque organisé par le Comité universitaire d’information pédagogique
France Education internationale (FEI), 15 et 16 novembre 2019
Entrée libre – Inscription obligatoire auprès du CUIP (cuip@cuip.fr), avant le 1.11.2019

Les Compagnons, combattants de la Grande Guerre, espéraient que l’Union sacrée, acquise dans la boue des tranchées, dans le sang et dans le don de soi à l’intérêt supérieur de la nation, prolongerait ses effets dans la paix, en faveur d’une réforme totale de ce qu’ils nommaient l’Université, au sens où nous disons aujourd’hui système éducatif. Une réforme démocratique, c’était une réforme qui devait mettre fin à la séparation des scolarités entre deux ensembles trop étanches : l’école primaire gratuite et ses classes primaires supérieures pour les enfants du peuple, et l’ordre secondaire payant, fondé par Napoléon Ier, autour d’un lycée précédé de ses classes élémentaires pour les enfants de la bourgeoisie, celui-là seul ouvert vers l’enseignement supérieur. Les Compagnons voulaient fonder une Université nouvelle, juste et efficace, depuis l’école unique pour tous les enfants de toutes origines, jusqu’aux formations supérieures. L’équité sociale servirait l’efficacité économique en faveur de la patrie à reconstruire. Mais les Compagnons ont évolué. Ils n’étaient que 7 en 1917, au moment de leurs premiers articles. Plus tard, ils ont connu plusieurs influences, les unes extérieures à leur groupe, politiques, syndicales, associatives et confessionnelles, les autres internes, comme la croissance et le renouvellement de leurs effectifs, l’arrivée de membres de la communauté scientifique de leur temps – psychologues, physiciens, notamment, qu’on retrouvera dans l’entourage de Jean Zay. À la fin de leur activité, au début des années trente, l’Université nouvelle des débuts a connu de véritables bouleversements sur des points sensibles du projet de démocratisation de l’institution scolaire : la culture scolaire (notamment la place des sciences et des techniques), la fonction de ce qu’on appellera plus tard l’école moyenne, entre l’école primaire et le lycée, autour de l’idée du cycle d’orientation, l’orientation vers la vie professionnelle et vers les formations supérieures, l’émancipation des enfants issus de milieux populaires, l’égalité des filles et des garçons, la solidarité et l’unité du corps enseignant.

Colloque international „Quelle éducation à la citoyenneté pour quelle démocratie ? Perspectives transnationales du XIXe au XXIe siècle“, Institut historique allemand (Paris), 1-3 avril 2020

Welche politische Bildung für welche Demokratie? Transnationale Perspektiven vom 19. bis 21. Jahrhundert › Call for papers auf Deutsch

What Citizenship Education for What Democracy? Transnational Perspectives from the 19th Century to the 21st › Call for papers in English

Quel citoyen et quelle citoyenne pour quelle démocratie ? Avec l’extension progressive du suffrage, dès lors que la politique ne se laissait plus penser sans le corps électoral, philosophes, politiques, pédagogues, activistes, citoyennes et citoyens, ont mis en discussion différentes approches de l’éducation à la citoyenneté. Dès la fin du xviiie siècle, leurs réflexions, du développement de « valeurs républicaines », d’une « culture politique démocratique » (« demokratische politische Kultur ») jusqu’à l’idée d’une émancipation « par le bas », se sont retrouvées aussi bien à l’école que dans les pratiques d’acteurs non-étatiques. En sciences humaines et sociales, ces apports théoriques et pratiques à la question de la citoyenneté sont le plus souvent construits comme des cas d’étude séparés, dans des contextes nationaux pensés comme cloisonnés. Ils sont pourtant traversés de questions récurrentes. Comment articuler l’individuel et le collectif ? Comment faire valoir l’éducation à la citoyenneté sans la prescrire ? S’agit-il de favoriser l’adhésion des citoyens au projet démocratique avec toutes ses imperfections, ou de rendre possible sa critique et, partant, l’émancipation politique ?

Avec l’objectif d’historiciser les diverses réponses à ce défi démocratique, le colloque réunira des spécialistes de différents pays et disciplines telles que l’histoire, la philosophie, les sciences de l’éducation, la science politique ou la sociologie. Il adoptera une perspective d’histoire sociale des idées politiques, de manière à questionner les évolutions des représentations de la démocratie et de la citoyenneté dans les discours et les pratiques sociales (Skornicki et Gaboriaux 2017). Les contributions pourront prendre en compte des sources aussi diverses que les réflexions d’intellectuels, du corps enseignant ou d’activistes, les programmes, manuels et pratiques des acteurs de l’éducation scolaire et non-scolaire, les productions et revendications d’élèves, les médias, les productions artistiques, etc. Au lieu de se concentrer uniquement sur les productions intellectuelles, il s’agira donc de mettre en relation les discours et pratiques de différents acteurs pour envisager la citoyenneté non seulement comme concept mais aussi comme mode d’action démocratique (Isin et Nielsen 2008). Le colloque proposera une approche d’histoire croisée en posant la question des différences et similarités, mais également des circulations et transferts entre contextes démocratiques, favorisés par des migrations et des moments de rencontre (Werner et Zimmermann 2003). Par ces approches, le colloque visera à dépasser les perspectives nationales, normatives et téléologiques souvent adoptées dans l’historiographie de l’éducation à la citoyenneté et de la démocratie.

Les communications pourront s’articuler sur les dimensions suivantes :

  • Les concepts de l’éducation à la citoyenneté : les contributions pourront réfléchir aux différentes approches de l’éducation à la citoyenneté, à commencer par ses diverses appellations dans le temps et dans l’espace (« instruction civique », « citizenship education », « staatsbürgerliche Bildung », etc.), ainsi qu’au déploiement, à la réception et à l’adaptation dans différents contextes des divers concepts, récits et mythes, symboles ou références culturelles dans l’éducation à la citoyenneté.
  • Les crises, ruptures et continuités : les contributions pourront s’intéresser aux mutations, ruptures et continuités des discours et pratiques de l’éducation à la citoyenneté dans des moments de crises sociales, de conflits, de bouleversements politiques (à l’instar des révolutions du long xixe siècle), d’élargissements du corps électoral ou de modification des systèmes éducatifs. Comment l’éducation à la citoyenneté s’inscrit-elle en amont de périodes de changement et quelle place peut-elle y trouver ? Comment évolue-t-elle à la suite de ruptures majeures ? Comment l’ambition de façonner un « nouveau » citoyen, une « nouvelle » citoyenne s’articule-t-elle aux récits concurrents sur le passé et aux politiques de mémoire ?
  • Les dynamiques d’inclusion et d’exclusion : le colloque s’intéressera aux lignes de distinction opérées par les acteurs de l’éducation à la citoyenneté au sein de la société, comme la classe sociale, l’âge et la génération, le genre, la nationalité, l’origine, la « race », la religion, les convictions politiques, etc. Les contributions pourront ainsi demander si et comment plusieurs conceptions de la citoyenneté coexistent selon différents types de publics, à qui est spécialement destinée l’éducation à la citoyenneté et avec quels objectifs différenciés, etc.
  • Les divergences de perspectives entre acteurs: pour dépasser un prisme stato-national, voire « scolaro-centré », les contributions mettront en relation les perspectives d’acteurs aussi divers que les autorités éducatives étatiques, les corps enseignants et leurs organisations syndicales, les organisations internationales, les acteurs de la société civile à tous niveaux (comme les partis politiques, les associations, les sociétés philanthropiques, les médias, les institutions religieuses, etc.), les citoyennes et citoyens, etc. Elles pourront se demander comment les uns et les autres renforcent ou contestent le rôle central pris par les acteurs étatiques dans l’éducation à la citoyenneté au cours du xixe siècle en fonction de leurs intérêts propres et de leurs positionnements politiques. Comment ces différents acteurs négocient-ils la tension entre, d’un côté, la dimension intrinsèquement politique de l’éducation à la citoyenneté, et, de l’autre, la revendication fréquente de son apolitisme ? Elles pourront également interroger le lien entre les cultures politiques, les pratiques de ces différents acteurs et leurs approches de l’éducation à la citoyenneté : ainsi, des salles de classe aux colonies de vacances en passant par l’espace public, quel rôle jouent les différents lieux et moyens mobilisés pour l’éducation à la citoyenneté ?
  • Les jeux d’échelles : en suivant une approche transnationale, le colloque explorera les jeux d’échelles dans les réflexions et pratiques des différents acteurs : pour quels espaces, pour quelles communautés imaginées l’éducation à la citoyenneté a-t-elle pu être conçue et mise en œuvre ? Quelle place est restée pour des formes de citoyenneté non-nationales (notamment locales) ? Sachant qu’elle est venue d’acteurs de plus en plus divers (des organisations internationales aux ONG), comment s’est articulée la réflexion pédagogique autour de formes de citoyennetés supranationales (« européennes », « globales », etc.) depuis la deuxième moitié du xxe siècle ? Comment s’articulent ces différentes échelles de la citoyenneté entre elles ?

Modalités de soumission

Les propositions de communication (titre, résumé de 3000 signes maximum, courte biographie) sont à envoyer d’ici le 31 octobre 2019 à l’adresse citizenshipeducation@dhi-paris.fr

Les propositions devront détailler les questions de recherche en lien avec les directions proposées et les objets, sources et acteurs étudiés. Les propositions de jeunes chercheuses et de jeunes chercheurs sont particulièrement les bienvenues. La sélection des communications sera communiquée au plus tard fin novembre. Le cas échéant, les frais de transport et d’hébergement seront pris en charge sous réserve de financements.

La pauvreté scolaire et les pédagogies alternatives depuis Élise et Célestin Freinet

Appel à contribution pour le colloque des 120 ans de la Société Binet-Simon „La pauvreté scolaire et les pédagogies alternatives depuis Elise et Célestin Freinet“.
UFR Staps Univ. Paris-Descartes, 15 novembre 2019

La pauvreté scolaire telle que définie par Binet n’a jamais été autant d’actualité, : inégalités, échec scolaire, difficultés d’apprentissages, discrimination de genre, racisme, intégration des primoarrivants, sélection des enfants, orientation scolaire,… Que faisons-nous face à la pauvreté scolaire, la pauvreté de l’école, la pauvreté des enfants et des élèves, la pauvreté dans les murs de l’école et hors les murs ? L’œuvre des Freinet et celle de Binet proposent des pratiques pédagogiques innovantes pour trouver des solutions à la pauvreté scolaire. Le colloque accueille toutes communications non seulement sur les pratiques innovantes de ces éducateurs mais aussi celles d’autres penseur·es de la pédagogie afin de proposer un dialogue entre les dispositifs d’éducation  non pas sur les populations mais avec les populations subalternes.

Conditions de soumission

Proposition de contribution à transmettre avant le 15 septembre 2019 à

  •  bernard.andrieu@parisdescartes.fr;
  • xavier.riondet@univ-lorraine.fr;
  • henri-louis.go@univ-lorraine.fr;


Éducation, pédagogie et formation

Appel à contribution pour la journée d’étude „Circulation des savoirs autour de la mer Baltique du Moyen Âge au début du XXesiècle „

Cette journée d’étude s’inscrit dans une volonté de valorisation des questions relatives aux pays de la mer Baltique, c’est-à-dire les pays scandinaves (Suède, Norvège, Danemark et Finlande), baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) et la Russie, durant une période large, allant de l’époque médiévale au début du XXsiècle. Au carrefour de champs de recherches profondément renouvelés, la question de la circulation, par le choix de la triade éducation, pédagogie et formation, se révèle être une approche pertinente et inédite pour étudier cette région. Avec la volonté de privilégier le dialogue entre les disciplines, cette journée d’étude souhaite réunir des intervenants de tous domaines : histoire, histoire de l’art, géographie, sociologie, anthropologie, mathématiques, physique, biologie… Elle a également la volonté de s’adresser aussi bien aux jeunes chercheurs de Master qu’aux chercheurs plus confirmés.

Argumentaire

Depuis quelques années, l’organisation de manifestations scientifiques et de projets de recherches, des chercheur.s.esde l’Université Toulouse Jean Jaurès s’intéressent à ces nouvelles aires géographiques et cela s’illustre par l’organisation de manifestations scientifiques et de projets de recherche. 

L’historiographie française présente encore d’importantes lacunes en ce qui concerne le Nord-est de l’Europe. Toutefois, la situation géographique de ces pays, excentrés du reste du continent, ne doit en aucun cas limiter l’intérêt que nous avons à les étudier, tant l’apport des connaissances occidentales fut un facteur important dans les constructions de ces nations. En France, le cas de la transmission des savoirs dans les pays autour de la mer Baltique est encore trop peu étudié. Ainsi, pour cette journée, nous avons à coeur d’aborder les notions d’éducation, de pédagogie et formation. Associer également la circulation des savoirs et cette vaste région peu connue peut sembler être un travail singulier pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec ces champs de recherche. Aujourd’hui nous assistons, en France, à un véritable engouement pour les modèles d’éducation et de pédagogie provenant de ces pays. Encensées et copiées, ces méthodes d’apprentissage sont aujourd’hui parmi les plus populaires au monde et méritent tout notre intérêt. 

Quelques pistes de thème qui pourront être abordées lors de cette journée ;

  • La circulation des idées: les liens entre la France et l’Europe du Nord, des connaissances, le rôle et la maîtrise de la langue française, les processus d’appropriation culturelle. 
  • les lieux de transmission : les écoles, les universités, les académies (des sciences et des arts), les salons, etc..
  • l’éducation des princes : programme pédagogique, choix des professeurs et liens avec eux.
  • les différentes figures de l’enseignement: les précepteurs de jeunes aristocrates, les promoteurs d’éducation tels que les membres du gouvernement en charge de l’enseignement et de sa diffusion. 
  • les passeurs culturels: artistes, artisans et marchands, scientifiques, le Grand Tour des élites européennes, femmes (épouses), etc.

Propositions

Les propositions, en français ou en anglais, de 2000 signes (espaces compris) seront accompagnées d’une courte présentation (structure de rattachement, sujet de recherche, travaux..). Elles doivent être envoyées avant le 1er octobre 2019aux deux adresses suivantes : moc.l1571326720iamg@1571326720ortsa1571326720c.las1571326720il1571326720ethugo.tardy@univ-tlse2.fr

Date: jeudi 5 mars 2020

Lieu : Université Toulouse – Jean Jaurès

Ripensare gli anni ’80 e ’90. Infanzie e adolescenze in divenire.

Call for paper per il convegno „Ripensare gli anni ’80 e ’90. Infanzie e adolescenze in divenire“.
Università di Genova 5-6 dicembre 2019.

Gli anni Ottanta del Novecento, considerati da più parti del “disimpegno” – politico, civile, sociale – sembrano cambiare di segno se si guarda alle profonde trasformazioni che hanno riguardato l’infanzia e l’adolescenza. Sono cambiati i contenuti dei media: la straordinaria espansione delle tv private ha portato all’apertura a mercati di riferimento sconosciuti o davvero poco frequentati, come quello nipponico, cambiando per sempre l’immaginario di riferimento; l’affermarsi dei videogame come nuovo, imprescindibile veicolo di storie ha rivelato non solo un nuovo modo di giocare, ma anche di relazionarsi tra “pari”; lo scompaginamento del panorama musicale con l’emergere e l’affermarsi della cultura underground ha rivoluzionato non solo la moda adolescenziale, ma anche il modo di affrontare la realtà; la trasformazione profonda dell’editoria rivolta a bambini e ragazzi con la creazione di nuove, più coraggiose, collane e con la nascita di case editrici appositamente rivolte ai più giovani ha segnato, in particolare in Italia, una profonda linea di demarcazione tra un prima e un dopo quella che Antonio Faeti ha definito “la svolta”; le istituzioni stesse, a partire dalla scuola, sono state coinvolte in sperimentazioni che guardano all’autonomia come a una risorsa e che preludono, pur con tutte le contraddizioni e le polemiche che l’hanno accompagnata – alla Riforma dell’ordinamento della scuola elementare del 1990. Riforma che ha prodotto profondi cambiamenti; dall’idea di continuità tra i vari gradi scolastici, alla modularità dell’insegnamento fino al prolungamento dell’orario scolastico. Date queste premesse, la presente call è aperta agli studiosi afferenti ad aree disciplinari differenti – dalla storia dell’educazione alla storia dei media, dall’antropologia alla storia del costume, dalla letteratura per l’infanzia alla sociologia – al fine di restituire la complessità di un’epoca storica ancora poco esplorata dal punto di vista dell’infanzia e dell’adolescenza, ma ricchissima di implicazioni nella storia sociale e culturale della nostra contemporaneità.

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