Penser la justice sociale en éducation : entre réflexion critique et engagement professionnel

Appel à contribution pour le numéro thématique (Vol.11 (1), 2021) de la revue scientifique L’éducation en débats : analyse comparée. Éditrices : Myriam Radhouane (Université de Genève) & Stéphanie Bauer (Haute École Pédagogique du canton de Vaud).

Récemment, la question de la justice sociale semble prendre une place plus visible dans les débats sociaux, notamment en résonance aux différents mouvements citoyens dénonçant le racisme et le sexisme, mais aussi d’autres injustices sociales. Initialement porté par des voix anglo-saxonnes, qui le discutent depuis plusieurs décennies, le concept est aujourd’hui bien présent dans les discours francophones, où sa résonance avec les notions d’égalité, d’inégalités et de discriminations nourrit le débat scientifique et social. En particulier, les discussions à propos de l’évolution du concept permettent une réflexion sur le monde, sur les interactions interindividuelles, intergroupales, sur les interdépendances qui structurent notre environnement (social, politique et économique), mais aussi sur nos conceptions de l’éducation, de ses finalités et de son fonctionnement. La question éducative cristallise en effet les enjeux de justice soulevés par la scolarisation et la distribution des élèves dans l’institution éducative (Dubet, 2018). Pour ces raisons, il nous semble important d’interroger le concept de justice sociale dans ce numéro de Education en débat, de sa théorisation à son application sur les terrains scolaire et socio-éducatif.

Développé à partir des travaux de Rawls (1972), et de la théorie sociale critique notamment Fraser (2005 ; 2009) et Young (1990 ; 2002), le concept de justice sociale peut être compris comme un processus, mais également comme un objectif (Bell, 2007). Cela signifie que la justice est à la fois un paradigme dans lequel ancrer son action, mais aussi le but vers lequel cette action doit justement tendre. A cet égard, le concept de justice sociale met en évidence l’enjeu crucial de participation de l’ensemble des groupes, a fortiori des groupes minorisés, à la vie sociale et citoyenne. Il ne s’agit pas seulement d’une question d’accès aux ressources amenant ainsi la réflexion plus loin que le seul principe de redistribution, ou de reconnaissance, mais également de pouvoir d’agir ou d’empowerment (Fraser, 2005). Dans le domaine de l’éducation, le concept de justice sociale peut donc permettre d’éclairer les rapports de pouvoir structurant l’agir scolaire de même que la formation des élèves à un monde plus juste. En effet, en termes d’analyse critique des rapports de pouvoir, la justice sociale implique une remise en cause de toute forme de domination institutionnalisée et des mécanismes de reproduction des inégalités (Grant & Gibson, 2013 ; Dubet, 2018). Ensuite, au regard de théories telles que l’enseignement culturellement pertinent (Ladson-Billings, 1995), la justice sociale en éducation peut se traduire dans les pratiques et postures pédagogiques (voir par exemple Woodley, Hernandez, Parra & Negash, 2017 ; Trudel, Oliveira & Mathieu, 2018) et ainsi participer à la formation critique des élèves et au développement de leur engagement social (Ladson-Billings, 1995 ; Gay, 2010).

La justice sociale permet donc d’interroger la responsabilité de l’école et de la société dans la construction des espaces de décision et de liberté. Ce concept, en visant à rendre l’individu « acteur-trice » de ses propres décisions ou pour reprendre les termes de Fraser (2004) «partenaires à part entière dans l’interaction sociale » (p.158), fait ainsi écho aux approches critiques et antiracistes (Ladson-Billings & Tate, 2006 : Gillborn, 2006), à l’approche des capabilités d’Amarty Sen (Sen, 2000), à la pédagogie Freirienne (Freire, 2006 ; 1983) et également au développement du paradigme inclusif (Prud’Homme, Vienneau, Ramel, & Rousseau, 2011). La notion de transformation sociale se trouve donc au coeur du paradigme de justice sociale et se répercute sur son développement en contexte éducatif.

Toutefois, malgré sa fécondité pour analyser le monde éducatif, le concept de justice sociale n’est pas dénué d’ambiguïtés, de flou conceptuel et d’usage excessif (Boylan & Woolsey, 2015; McDonald & Zeichner, 2009). De plus, les enjeux identitaires qui émergent dans le débat sur la justice sociale ne sont pas exempts des biais liés à la catégorisation des individus. En effet, la mise en visibilité de différents groupes impose leur dénomination, ceci impliquant une crainte déjà bien documentée de réification (Sleeter & Grant, 2009). Se pose également la question des rapports entre les différents marqueurs identitaires et le risque de la réduction de la réalité que propose une logique unique de lecture ; c’est pourquoi, il est intéressant de croiser les appartenances, et ainsi de penser la justice sociale de manière intersectionnelle (Gillborn, 2015).

En tenant compte des intérêts que peut représenter la réflexion sur la justice sociale en éducation, mais également de ses travers, ce numéro de la revue Education en débat, propose aux auteur-e-s de s’interroger sur les manières dont la justice sociale peut prendre place dans la réflexion théorique comme dans les pratiques de terrain.

Les communications attendues peuvent s’inscrire dans l’un des trois axes ci-dessous :

1. Définitions, enjeux conceptuels et épistémologiques : la première partie du numéro offrira aux auteur-e-s l’opportunité de s’interroger sur le concept de justice sociale, ses fondements théoriques, son histoire tant ancienne que contemporaine et sa résonance dans le monde actuel. Les auteur-e-s sont alors invité-e-s à mettre en discussion les liens théoriques, et leurs limites, entre les cadres mobilisés en sciences de l’éducation et les différents développements du concept de justice sociale.

2. Mise en oeuvre de la justice sociale en éducation : la seconde partie du numéro relèvera d’un volet empirique et cherchera à documenter des pratiques du monde scolaire, pouvant se revendiquer d’une approche ancrée dans le prisme de la justice sociale. Les auteur-e-s sont ainsi invité-e-s à rendre compte de pratiques, de projets, de posture des professionnel-le-s de l’éducation relevant du champ de la justice sociale, qui la mettent en pratique et/ou qui en montrent ses limites. Les tensions et bénéfices pour le système éducatif peuvent être interrogées.

3. La justice sociale en éducation… au-delà de l’école : Dans une dernière partie, nous invitons les auteur-e-s à interroger le développement de la justice sociale dans des champs éducatifs hors sphère scolaire (travail social, socio-éducatif, formation d’adultes, …). Les articles interrogeront les enjeux sociétaux et éducatifs relatifs à ces cadres, qu’ils s’expriment dans une perspective théorique et/ou empirique.

Processus de publication

Les auteur.e.s sont invité.e.s à suivre le calendrier ci-dessous. Les abstracts envoyés devront rendre explicites les apports de l’article pour le numéro ; ils seront évalués par les éditrices. Les articles subiront un processus d’évaluation à l’aveugle par les pairs qui définira leur Acceptation sans modification, Acceptation sous-réserve de modifications mineures, Acceptation sous-réserve de modifications majeures, ou leur refus.

Plus d’informations sur le processus de publication sont disponibles sur le site de la revue : https://www.unige.ch/fapse/erdie/revue-electronique/
Consignes aux auteurs : https://www.unige.ch/fapse/erdie/revue-electronique/auteurs/

Calendrier (sous réserve de modifications)
15 octobre : Abstract de 700 mots à transmettre à ;
15 novembre : Réponses aux auteur-e-s quant à la recevabilité de l’abstract ;
28 février : Reddition de l’article ;
1er mai : Évaluation par les pairs et réponses aux auteur-e-s ;
Automne-hiver 2021 (la date sera définie en fonction des retours des articles revus après évaluation) : Publication du numéro.

Bibliographie

Bell, L. A. (2007). Theoretical foundations for Social Justice Education. In M. Adams, L. A. Bell, & P. Griffin (Dir.), Teaching for diversity and social justice (2nd ed., pp. 1-14). New York: Routledge.

Boylan, M., & Woolsey, I. (2015). Teacher education for social justice: Mapping identity spaces. Teaching and Teacher Education, 46, 62-71. doi:10.1016/j.tate.2014.10.007

Crenshaw, K. (1991). Mapping the margins: Intersectionality, identity, politics, and violence against women of color. Standford Law Review, 43(6), 1241-1299.

Dubet, F. (2018). Inégalités scolaire. Dans P. Savidan (Dir.) Dictionnaire des inégalités et de la justice sociale (pp. 758-764). Paris : Presses Universitaires de France.

Fraser, N. (2004). Justice sociale, redistribution et reconnaissance. Revue du MAUSS, 1(23), 152-164.

Fraser, N. (2005). Qu’est-ce que la justice sociale? Reconnaissance et redistribution. Paris: Editions la découverte.

Fraser, N. (2009). Scales of justice: Reimagining political space in a globalizing world. New York: Columbia University Press.

Freire, P. (1983). Pédagogie des opprimés suivi de Conscientisation et révolution. Paris: La découverte / Maspero.

Freire, P. (2006). Pédagogie de l’autonomie. Toulouse: Erès.

Gay, G. (2010). Culturally responsive teaching: theory, research and practice (2nd ed.). New York: Teachers College Press.

Gillborn, D. (2006). Critical race theory and education: Racism and anti-racism in educational theory and praxis. Discourse: studies in the cultural politics of education, 27(1), 11-32.

Grant, C. A., & Gibson, M. L. (2013). “The path of social justice”: A Human Rights History of Social Justice Education. Equity & Excellence in Education, 46(1), 81-99. doi:10.1080/10665684.2012.750190

Ladson-Billings, G. (1995). But that’s just good teaching! The case for culturally relevant pedagogy. Theory into practice, 34(3), 159-165.

Ladson-Billings, G., & Tate, W. F. (2006). Toward a critical race theory of education. In A. Dixson & C. Rousseau (Dir.), Critical race theory in education: All God’s children got a song (pp. 11-30). New York, London: Routledge.

McDonald, M., & Zeichner, K. M. (2009). Social Justice Teacher Education. In W. Ayers, T. Quinn, & D. Stovall (Dir.), Handbook of social justice in education (pp. 595-610). London: Routledge.

Prud’Homme, L., Duchesne, H., Bonvin, P., & Vienneau, R. (2016). L’inclusion scolaire: ses fondements, ses acteurs et ses pratiques. Bruxelles: De Boeck Superieur.

Rawls, J. (1972). A theory of justice. Oxford: Oxford University Press.

Sen, A. (2000). Repenser l’inégalité. Paris: Seuil.

Sleeter, C. E., & Grant, C. A. (2009). Making choices for multicultural education: five approaches to race, class and gender (6th ed.). New York: Wiley.

Trudel, M., Oliveira, A. d., & Mathieu, É. (2018). L’apport de l’art actuel au dialogue interculturel : proposition d’une approche d’appréciation en classe d’arts plastiques. Education et francophonie, 46(2), 109-124.

Woodley, X., Hernandez, C., Parra, J., & Negash, B. (2017). Celebrating difference: best practices in culturally responsive teaching online. TechTrends, (61), 470-478.

Young, I. M. (1990). Social movements and the politics of difference. Princeton, NJ: Princeton University Press.

Young, I. M. (1999). State, Civil Society, and Social Justice. In I. Shapiro & C. Hacker-Cordon (Dir.), Democracy’s value (pp. 141-162). Cambridge: Cambridge University Press.

CfP: 7. Zürcher Werkstatt Historische Bildungsforschung

Zürich, 8.9. April 2021
Institut für Erziehungswissenschaft

Deadline für die Einreichung des Exposés:

13. Dezember 2020

Bescheid über Annahme/Ablehnung:

15. Januar 2021

Die „Zürcher Werkstatt Historische Bildungsforschung“ richtet sich an Doktorierende, die grundlegende Fragen der bildungshistorischen Forschungstätigkeit anhand konkreter Dissertationsprojekte präsentieren und diskutieren möchten. Die Werkstatt ist als Austauschplattform für Doktorierende konzipiert. Im Vordergrund stehen die Präsentation und Diskussion des aktuellen Arbeitsstandes, wobei eine methodische und theoretische Reflexion und keine inhaltliche Diskussion angestrebt wird. Die Tagung wird durch Prof. Dr. Ulrike Mietzner (Historische Bildungsforschung, Technische Universität Dortmund) und Prof. Dr. Caspar Hirschi (School of Humanities and Social Sciences, Universität St. Gallen) begleitet, welche Rückmeldungen zu den Referaten geben, sich an der Diskussion beteiligen und von ihrer Forschungserfahrung berichten werden.

Die Beiträge sollen einerseits darauf fokussieren, wie im konkreten Fall Fragestellung, theoretische und methodische Prämissen sowie Quellen und Forschungsliteratur aufeinander bezogen werden. Andererseits soll aufgezeigt werden, welches Erkenntnisinteresse verfolgt wird und in welchem Forschungskontext die erwarteten Ergebnisse verortet werden. Entsprechend können folgende Leitfragen im Zentrum der Referate und der anschliessenden Diskussionen stehen:

  • Wie passen die ausgewählten Quellen zur Forschungsfrage und zum Gegenstand, der beschrieben und verstanden werden möchte? Wie lässt sich die Auswahl der Quellen begründen?
  • Welche Quellengattung erfordert das theoretische Setting? Mit welchen theoretischen Annahmen wird das Material geordnet, strukturiert und ausgewertet? Welche Begrifflichkeiten werden eingeführt?
  • Wie wird die Darstellung der Ergebnisse strukturiert? Welche narrativen Formen sind durch die theoretischen Überlegungen bereits vorgegeben? Inwiefern forcieren die gewählten Theorien und die ausgewerteten Quellen eine bestimmte Erzählung?
  • Welche Phänomene oder Überlegungen sollen mit den Ergebnissen untermauert oder widerlegt werden? In welche Forschungsgebiete sollen die Ergebnisse eingeordnet werden?
  • Inwiefern lässt sich das Forschungsvorhaben zwischen den Polen einer „Geschichte von unten“ und einer „Geschichte von oben“ verorten? Welche historiographischen Konsequenzen, Potentiale und Grenzen resultieren aus der eingenommenen Perspektive?

Der Call for Papers richtet sich ausschliesslich an Doktorierende, die an einem für die bildungshistorische Forschung relevanten Thema arbeiten. Es ist hingegen nicht von Belang, in welcher Disziplin die Promotion verfasst wird. Da Wert auf den Werkstattcharakter der Tagung gelegt wird, ist keine Publikation der Vorträge vorgesehen. Die Bewerbung beinhaltet den Vortragstitel, ein Exposé von maximal einer A4-Seite, das sich explizit an den oben aufgeführten Fragestellungen orientiert, und ein kurzes Curriculum Vitae. Die Sprechzeit für die Vorträge beträgt maximal 20 Minuten. Die Vortragenden erhalten einen Zuschuss zu den durch die Werkstatt entstehenden Kosten. Um eine qualitativ hochstehende Diskussion zu ermöglichen, ist die Zahl der Referierenden begrenzt. Bei einer grossen Zahl von Bewerbungen wird, neben der Qualität der Exposés, die Vielfalt der Beiträge (methodisch, thematisch) berücksichtigt. Es besteht ausserdem die Möglichkeit, als Diskutantin oder Diskutant an der Werkstatt teilzunehmen. Bedingung für eine Teilnahme ist aber auch in diesem Fall ein laufendes Promotionsprojekt zu einem bildungshistorischen Thema. Aus diesem Grund werden auch Diskutantinnen und Diskutanten gebeten, den Titel ihrer Arbeit und ein kurzes Curriculum Vitae an zu schicken.

Tagungsorganisation:

Carmen Flury, MA, Nehemia Quiring-Davaz, MA Daniel Deplazes, MA

Kontakt:

CfP: »… ja, zu welchem Ziel eigentlich?«–Herwig Blankertz’ ›Geschichte der Pädagogik‹wiedergelesen

Tim Zumhof und Andreas Oberdorf organisieren diesem Workshop an der Bibliothek für Bildungsgeschichtliche Forschung Berlin (BBF).

Der Workshop findet statt am 25. und 26. März 2021 in Berlin.

Eingaben sind erwünscht bis am 30. September 2020:

Max. 600 Wörter, inkl. einer kurzen biografischen Notin an:

Hier geht es zum vollständigen Call:

https://www.uni-muenster.de/imperia/md/content/ew/forschung/adab/cfp_blankertz_final.pdf

CfP: How computers entered the classroom, 1960-2000

Im Rahmen des durch den SNF geförderten Projektes « Education and the European Digital Agenda » entsteht ein englisch-sprachiger Sammelband. Forschende werden eingeladen, Texte zu historischen Fallstudien einzureichen, die sich mit der Einführung von Computern in mindestens einem europäischen Land befassen. Die Untersuchung transnationaler Netzwerke wird ausdrücklich begrüsst.

Autor*innen von akzeptierten Beiträgen werden zu einem (digitalen) Autor*innenworkshop eingeladen, an dem die Texte diskutiert und danach nochmals überarbeitet werden können.

Termine:

18. September 2020: Einreichung des Abstracts (ca. 500 Wörter)

Frühling 2021: Einreichung der ersten Verion (ca. 20’000 Zeichen) & Autor*innenworkshop

Ende 2021: Fertigstellung des Buches

Kontakt: &

Link zum Call for Papers: https://www.digitalagenda.ch/wp-content/uploads/2020/06/CfP_How-computers-entered-the-classroom_final.pdf

Weitere Informationen zum Projekt: https://www.digitalagenda.ch/

Idées reçues et nouvelles pistes de réflexion sur Grégoire Girard et l’histoire de l’éducation en Suisse

La littérature consacrée à Grégoire Girard (1765-1850), depuis plus de deux siècles, s’avère particulièrement riche et la trajectoire comme l’oeuvre de ce scientifique semblent désormais éprouvées. Il serait toutefois regrettable de s’arrêter en route, puisque de très nombreuses pièces d’archives (correspondance, écrits divers, etc.) attendent encore d’être traitées. Par ailleurs, l’historiographie progresse et s’est dotée ces dernières années d’outils efficients qui permettent de réévaluer ou de complexifier les recherches rédigées dès la disparition du cordelier.

Dans cette perspective, le Cercle d’études Grégoire Girard organise un symposium le samedi 17 avril 2021 afin de dresser un état des lieux des études girardiennes, et en filigrane pour poser de nouvelles interrogations sur l’histoire de l’éducation en Suisse. Cet événement cherchera plus particulièrement à valoriser des investigations originales et à ouvrir des chantiers de recherche inédits.

Ce symposium se présentera sous une forme particulière – un peu différente d’un colloque – avec la présentation en maximum 15 minutes d’une thèse, d’une hypothèse, d’un positionnement ou d’un questionnement original sur l’oeuvre philosophique, théologique, économique, architecturale, pédagogique, scientifique du Père Girard. Dans cette perspective, les contenus suivants seront particulièrement appréciés :

• une problématique, un axe de lecture original qui permettent d’interroger l’oeuvre ou la trajectoire de Girard à nouveaux frais ;

• une relecture ou une réinterprétation à partir d’une source originale, peu ou pas connue ;

• une prise de position qui révèle une nouvelle lecture ou récuse une idée reçue ;

• tout élément qui permettra de réévaluer un aspect ou d’initier une réflexion neuve sur Girard mais aussi sur l’histoire de l’éducation suisse des 18e et 19e siècles.

Les propositions de maximum 400 mots, accompagnées d’un bref CV, sont à adresser d’ici au 1er novembre 2020 à l’adresse : . Une réponse vous sera donnée le 11 janvier 2021. Les langues du symposium sont le français, l’allemand et l’anglais. Pour information, les contributions seront vraisemblablement publiées dans une collection à définir, sous la forme d’articles dynamiques de max. 25’000 signes (normes APA).

www.cerclegregoiregirard.ch

Internationalism(s) and Education during the Cold War. Actors, Rivalries and Circulations. International Conference

Call for papers Internationalism(s) and Education during the Cold War. Actors, Rivalries and Circulations. International Conference, University of Lausanne, 24-25 June 2021.

In the wake of the recent transnational and global turn in historical research, several studies have focused on the history of internationalisms in the 19th and 20th centuries. One of the pioneers of reflection in this field, Akira Iriye, provides a very broad definition of this concept, including any activity aimed at promoting international cooperation (Cultural Internationalism, 1997). Accordingly, “internationalism” can refer both to the expression of an ideal and to a practice rooted in a multitude of fields, thus responding to a wide variety of motivations. Education is certainly a fertile ground that can help us come to grips with the actors, scope, and occasional contrasting logics of this phenomenon. Several researchers have traced its history from its emergence in the 19th century to its institutionalization in the first half of the 20th century. However, not much research has been focused on educational internationalism, as it developed during the Cold War. Yet, this period provides an exceptional framework for understanding the evolution and metamorphosis of the processes of internationalization of knowledge and educational practices, whether in the school sphere or in the extra-curricular environment. Driven by a multitude of national, international, and imperial actors, these are articulated through the ideological confrontation between the blocs of the East and the West, but also through the challenges posed by European integration, decolonization, the emergence of « third worldism » and the attempts to regulate international relations (maintenance of peace and security, etc.). Therefore, the aim of this conference is to lay the foundations for a global history of educational internationalism, tracing its forms, its trajectories (North-South, East-West, South-South), as well as its impact on the political framework and the balance of power determined by the “global Cold War”. On the one hand, our ambition is to deepen and to extend recent historiographical reflections which highlighted the porosity of the « Iron Curtain », the ambiguities of the processes of “Americanization” and « Sovietization » of Western societies as well as the interactions between the two blocs and the countries of Africa, Asia and Latin America. On the other hand, this meeting also aims at (re)introducing the European paradigm as a key issue in the history of the second half of the 20th century. We want to bring together contributions from junior or confirmed researchers around three main lines of research:

1. “Cold War warriors”? The actors of internationalisms in education

Be they state or non-state actors, international governmental or non-governmental organizations, faith-based, professional, political or activist groups, or youth organizations, philanthropic organizations, missionaries or networks of experts, it is first of all necessary to investigate the role of these actors as transmission belts of practices, values and internationalist standards. This will involve examining their ambitions, revealing their operation, their networking and their occasional surprising links and connections. This first line of research therefore aims to better understand the different manifestations of internationalism, to bring out the various nerve centers where it unfolds and to emphasize the variety of impulses that underlie it (communism, anti-communism, europeanism, pacifism/humanism, liberalism, post-imperialism, etc.).

2. Internationalist educational models and paradigms

What are the educational models and paradigms that are at the heart of internationalist campaigns? To what extent are the different internationalist educational conceptions promoted defined in terms of and in response to other models? How can they coexist, compete or contradict national standards, for example? This second line of research aims to explore differences, but also intersections, entanglements and ideological compromises between different forms of internationalism. It will also examine how the phenomena of transfer, circulation and hybridization have shaped the various school policies put in place from an internationalist perspective (education for peace, human rights, international understanding, Europe, etc.).

3. The instruments, practices, and outcomes of educational internationalisms

What are the instruments and educational materials that can promote circulations and thus make internationalist ambitions a reality? The revision of textbooks, the establishment of international meetings, school and student exchanges; the organization of twinnings, study trips, and school exhibitions; as well as the implementation of development aid policies in countries of the “Global South”, are all strategies developed by the actors invested in promoting educational internationalism and/or internationalist principles. The objective of this third line of research is therefore to confront ourselves with the reality of internationalist initiatives in order to assess not only the outcomes, but also the resistance they encounter.

The working languages of the conference will be French and English. Communications expressed in one language will have to be supported and augmented by a simultaneous digital presentation in the other language. The papers of the communications (approximately 6,000 words) will be submitted a few weeks before the start of the event.
A collective publication (in English and/or French) is planned.

Keynote lectures will be provided by Rita Hofstetter and Joëlle Droux (University of Geneva), as well as by Giles Scott-Smith (Leiden University).

The transport and accommodation of participants will be taken care of, fully or partially, depending on the results of the grant applications. Priority will be given to young researchers.

Submission terms and schedule

September 15, 2020: Please send proposals to the following addresses: ,
Abstracts (300 words max. in word or pdf files) will include a title, a specific issue, a bibliography (5 references max.) and a short bio-bibliographic notice (15 lines max.).

December 2020: Acceptance notifications after a selection process conducted with the help of members of the Scientific Committee.

June 11, 2021: Papers (6,000 words) will be shared amongst colleagues attending the conference.

June 24-25, 2021: International conference on the campus of the University of Lausanne.

September 15, 2021: Final version of the papers for publication.

Tintenfass – Schweizerischer Preis für Bildungsgeschichte

Das Schulmuseum Bern verleiht jährlich einen Preis für einen hervorragenden schulgeschichtlichen, bildungsgeschichtlichen, erziehungsgeschichtlichen  Beitrag.


Tintenfass, der schweizerische Preis für Bildungsgeschichte, wird jeweils im Herbst im Schulmuseum Bern an einem öffentlichen Anlass verliehen.

Teilnehmen können Autorinnen und Autoren von Beiträgen mit einem historischen Blick auf Unterricht, Schule, Bildung oder Erziehung – als

-eingereichten wissenschaftlichen Text  (Seminar-, Bachelor-, Masterarbeit, Dissertation)
publizierten populären Text     (Broschüre, Buch, Artikelserie, Presseartikel).

Die Preissumme beträgt 500.- sFr.

Die Jury besteht aus
-Prof. em. Dr. phil. I habil Hans-Ulrich Grunder, Stiftungsrat Schulmuseum Bern
-Pia Lädrach, Geschäftsführerin Schulmuseum Bern
-Dr. Katharina Kellerhals, Bildungshistorikerin
-Prof. Dr. Andrea Schweizer, Stiftungsrätin Schulmuseum Bern, Leiterin Institut Sekundarstufe I, Pädagogische Hochschule Bern
Die Jury bearbeitet die Einsendungen in einem anonymisierten Verfahren. Sie trifft ihren Entscheid in nicht-öffentlichen Sitzungen und führt keine Korrespondenz darüber.

Der Einsendeschluss für Tintenfass 2020 ist der 31.8.2020.

Senden Sie Ihren Text als pdf-Dokument (per mail) und als Printversion (per Post) an

Pia Lädrach
Geschäftsführerin Schulmuseum Bern
Muhlernstrasse 9, CH-3098 Köniz
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